Mise sous mandat de dépôt ce lundi et conduit à la maison centrale de Conakry, l’homme politique et président du MoDel, Aliou Bah, fait face à la justice ce mardi. Son procès a été ouvert en flagrant délit au tribunal de première instance de Kaloum.
Dans ses premières déclarations, il a rejeté les accusations d’offense au chef de l’État et de diffamation. Il a ensuite expliqué qu’il était sous la menace d’une arrestation depuis plusieurs semaines. Malgré cela, il a pris la décision de rentrer dans son pays.
« Quand j’ai décidé de revenir, malgré tous les messages de dissuasion, j’ai affirmé que je ne fuirais rien, je ne fuirai jamais mon pays. Je vais rentrer, et s’il doit se passer quoi que ce soit, je ne plierai pas. C’est mon destin. C’est ainsi que j’ai pris la décision de revenir le 9 décembre. Ce jour-là, une plainte avait été déposée au tribunal en mon nom, par mes avocats, pour élucider ces menaces et demander à l’État de prendre ses responsabilités afin qu’elles ne se concrétisent pas en actes », a-t-il précisé à la barre.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



