Le Premier ministre Ousmane Sonko a décliné vendredi son plan de rupture pour les cinq prochaines années et annoncé le projet d’abroger la loi d’amnistie de l’ex-président Macky Sall couvrant les violences politiques qui avaient fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.
« Il est impératif d’opérer une rupture d’une profondeur et d’une portée jamais vue dans dans notre pays, jamais vu depuis notre accession à l’indépendance », a déclaré M. Sonko lors de son discours de politique générale prononcé devant les députés.
visas aux ressortissants de certains pays qui l’exigent à nos ressortissants », sans les citer nommément.
Concernant l’émigration clandestine, à l’origine de drames presque hebdomadaires sur la route qui mène aux îles Canaries, porte d’entrée de l’Europe, le Premier ministre a promis « une solution idoine », via « le renforcement des dispositifs de lutte contre l’immigration irrégulière en multipliant les contrôles et en renforçant les sanctions, mais également par la promotion d’une migration régulière en partenariat avec les pays d’accueil (…) ainsi qu’un soutien aux initiatives de retour volontaire. »
Enfin, il a promis la promotion du « multilinguisme », via « la généralisation de l’enseignement de l’anglais à (l’école) élémentaire et l’utilisation des langues nationales dans le système d’éducation et de formation », dans ce pays où l’enseignement public est dispensé en français.
Ce discours de politique générale, très attendu, avait été reporté à plusieurs reprises. Le bouillant Premier ministre avait refusé en juin de se présenter devant le Parlement dominé à l’époque par un camp qui lui était hostile.
Un nouveau report a eu lieu mi-septembre après la dissolution du Parlement par le président Faye. Les élections législatives du 17 novembre ont été largement remportées par MM. Faye et Sonko, leur donnant une majorité confortable pour mettre en place leur programme.
Avenirguinee avec Voafrique



