Depuis hier, mercredi 4 décembre, se tiennent à Conakry les travaux de la 2e édition de l’atelier de présentation des rôles du Laboratoire National de la Géologie. L’objectif de cette rencontre est de mettre en lumière le rôle régalien du laboratoire et ses avantages, notamment dans le traitement des minerais, ainsi que la réduction des coûts autrefois engendrés à l’étranger. Cette initiative émane de la Direction Nationale du Laboratoire de la Géologie.
Après deux jours de travaux, animés par des experts de renom du secteur, l’atelier a pris fin ce jeudi avec une note de satisfaction générale.
La clôture de l’atelier a été présidée par le ministre des Mines et de la Géologie.
L’inspecteur régional des mines et de la Géologie de Boké, Ismaël Wattara, a exprimé sa satisfaction après cet atelier : « Nous sommes très satisfaits des thématiques débattues durant cette rencontre. La synergie d’actions qui existe aujourd’hui entre les différents départements responsables de la gestion des ressources minérales, tels que la bauxite, le diamant et l’or, est une avancée importante. Nous avons compris que l’État a mis en place un système de contrôle qui permet à tous les experts de travailler ensemble pour renforcer la chaîne de valeur de nos ressources minières. Nous repartons donc avec une note de satisfaction, car nous avons compris comment la douane et le laboratoire travaillent ensemble pour maximiser cette chaîne de valeur. »
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il comptait faire après cet atelier, il a répondu : « En tant qu’inspecteurs régionaux, nous servons de coordinateurs pour les autres préfectures. Dès notre retour, nous allons renforcer le contrôle et le suivi des activités des sociétés minières. »
Adrahamane Keita, ancien directeur général du Laboratoire National de la Géologie, a salué cette initiative qu’il n’existait pas à son époque :
« C’est une excellente initiative de réunir des gens pour discuter du rôle du Laboratoire National de la Géologie. C’est vraiment salutaire et nous adressons nos remerciements à la Directrice pour ces réformes. Le laboratoire n’était pas bien connu dans le système administratif, en partie à cause de l’absence d’opportunités comme celle-ci. Il est important d’organiser des panels pour expliquer aux gens ce qu’est le laboratoire, car il joue un rôle stratégique pour l’État. La Guinée dispose de nombreuses richesses minières, mais il est crucial de les analyser correctement. Aujourd’hui, grâce à ce laboratoire, nous pouvons effectuer nous-mêmes les analyses d’échantillons, ce qui est un grand avantage. Nous sommes fiers des réformes mises en place. »
Le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a pris des engagements pour soutenir cette direction dans l’atteinte de ses objectifs :
« Il est extrêmement important de doter le Laboratoire National de la Géologie des moyens nécessaires : des moyens humains, financiers, mais surtout des formations. Pour atteindre cet objectif, nous devons former les gens. C’est le seul moyen de challenger les évaluations réalisées par les industriels et les sociétés minières. Le Laboratoire National de la Géologie est sur la bonne voie pour atteindre cet objectif. »
Enfin, le ministre a ajouté : « Je tiens à vous rassurer que, sur la base de la feuille de route donnée par le président de la République et la lettre de mission du Premier ministre, M. Amadou Oury Bah, nous travaillons à rendre notre secteur minier plus résilient et compétitif, tout en veillant à ce qu’il soit exemplaire en termes de gestion et de gouvernance. Nous veillerons également à ce que toutes les sociétés respectent les engagements pris vis-à-vis de l’État guinéen. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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