À Kindia, ce lundi matin, des scènes inattendues et préoccupantes ont eu lieu dans plusieurs établissements scolaires. Les élèves ont été sommés de quitter leurs salles de classe pour permettre à des émissaires du Conseil National de la Transition (CNT) de vulgariser l’avant-projet de la nouvelle constitution. Cette décision, perçue par beaucoup comme un retour à des méthodes d’un autre temps, a provoqué des réactions d’indignation.
Cette mesure interroge sur la place des activités politiques dans les écoles, institutions qui devraient être consacrées exclusivement à l’éducation et au développement intellectuel des jeunes.
En outre, la situation a fait resurgir de vieilles habitudes que la population pensait révolues. Ce genre de mobilisation forcée, au mépris des priorités académiques, renvoie à une époque où l’instrumentalisation des élèves pour des activités non académiques était fréquente.
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