Dans le but de limiter les déplacements des élèves entre les établissements, de connaître le nombre exact de candidats aux examens et de mieux gérer les effectifs scolaires, le Directeur Communal de l’Éducation (DCE) de Matoto, M. Sékou Kaba, a procédé ce mardi 22 octobre 2024, à Conakry, au lancement d’une formation destinée aux directeurs et directrices des écoles publiques et privées de la commune de Matoto.
C’est en présence de l’inspecteur régional de l’éducation de Conakry que cette formation, qui s’étalera sur deux jours, a été inaugurée.
Prenant la parole devant les participants, Sékou Kaba a rappelé l’ambition du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, visant à valoriser l’éducation guinéenne.
« Depuis la date historique du 5 septembre 2021, le Comité National de Rassemblement pour le Développement (CNRD) a mis en place un programme ambitieux axé sur cinq piliers : la Rectification, la Refondation de l’État, le Rassemblement, le Redressement et le Repositionnement. C’est dans cet esprit que le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation a entamé des réformes visant à digitaliser le secteur de l’éducation et de la formation », a déclaré M. Kaba.
Le DCE de Matoto a poursuivi en soulignant les premières étapes de ce processus de digitalisation amorcé lors de la session 2024 des examens nationaux : « La session 2024 a marqué le début de ce processus avec l’inscription en ligne des candidats au baccalauréat et au BEPC par les chefs d’établissements, avec l’appui technique de la cellule des examens de la DCE. Suite au succès de cette initiative, le ministère, à travers la Direction Générale des Examens et Contrôles Scolaires, a souhaité poursuivre ce processus pour la session 2025 », a-t-il précisé.
Les objectifs de cette poursuite de la digitalisation sont multiples : immatriculer les élèves admis au CEE et au BEPC de la session 2024, permettre des transferts d’élèves de manière autonome, gérer les notes des classes intermédiaires, et inscrire les candidats du CEE session 2025 à l’image des examens du baccalauréat et du BEPC.
M. Kaba a également précisé que la gestion des classes intermédiaires sera assurée via une plateforme numérique qui attribuera un numéro matricule à chaque élève dès son admission en 7ème année. Ce numéro l’accompagnera tout au long de ses études secondaires, facilitant ainsi la gestion de ses résultats scolaires et ses inscriptions aux examens.
Anssoumane Sidibé, un des participants à la formation, a salué cette innovation, soulignant que l’inscription en ligne présente plusieurs avantages : « Elle fait gagner du temps et permet de réduire les mouvements d’élèves non méritants dans les classes supérieures. »

De son côté, Fodé II Camara, représentant l’inspecteur régional de l’éducation de Conakry, a exhorté les responsables des établissements à accompagner cette réforme, insistant sur la nécessité de maîtriser les effectifs et de lutter contre l’abandon scolaire.
Cette formation concernera au total 547 chefs d’établissements privés, 54 chefs d’établissements publics, ainsi que 24 chefs d’établissements secondaires publics. Elle s’ajoute à une précédente session de formation organisée en septembre dernier par le DCE de Matoto pour 130 directeurs d’écoles primaires publiques sur le thème de l’efficacité des enseignants.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
621269971



