Au cœur de la nuit du 12 juillet 2024, Mamoudou Condé, militant de l’ex-parti au pouvoir (le RPG Arc-en-ciel), a été violemment agressé près de chez lui, dans le quartier de Ratoma, à Conakry. Ce soir-là, alors qu’il rentrait d’une réunion politique, deux individus cagoulés l’ont intercepté, enlevé, puis violenté avant de le relâcher le lendemain matin, non sans lui avoir adressé de graves menaces. « Nous ne voulons plus te revoir sur le terrain politique », lui auraient lancé ses agresseurs.
Cet acte a marqué le début d’une campagne d’intimidation progressive, ponctuée de coups de téléphone anonymes, de messages de menace et de présences suspectes aux abords de son domicile. Les appels devenaient de plus en plus insistants, plongeant le militant et sa famille dans une psychose quotidienne.
Suite à cette agression particulièrement traumatisante, Mamoudou Condé s’est d’abord réfugié dans son village natal, espérant trouver un peu de répit. Malgré la peur, il est resté déterminé à poursuivre son engagement politique.
Exil contraint : un départ pour sauver sa vie
Face à la persistance des menaces, et en l’absence de garanties de sécurité, Mamoudou Condé a quitté la Guinée le 3 août 2024. Cet exil forcé s’est imposé comme une nécessité vitale, afin de protéger sa vie et celle de ses proches.
Aujourd’hui à l’étranger et complètement désespéré, Mamoudou Condé souhaite que sa situation soit prise en compte afin de préserver sa vie.
Dans un contexte politique tendu en Guinée, il ne peut pas retourner dans son pays sans risquer d’être la cible de représailles politiques.
Fodé Camara



