Ce samedi 13 juillet 2024, les responsables du parti de l’Union Nationale des Patriotes de Guinée (UNPG), dirigé par le président François Louceny Fall, ont tenu leur assemblée générale à leur siège situé à Kipé. Plusieurs thématiques ont été abordées lors de cette rencontre, notamment l’arrestation des activistes Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, et Binlo Bah. La réunion a vu une forte mobilisation des militants et sympathisants.
Prenant la parole, le président François Louceny Fall s’est exprimé sur cette question brûlante. Selon lui :« Ce que nous vivons dans notre pays, vous savez, il y a beaucoup de choses qui se passent. Nous sommes un grand parti et nous voulons que notre pays change. Nous ne savons pas ce qui est arrivé aux jeunes leaders qui ont été arrêtés. Je veux parler de Foniké Mengué et de ses compagnons. Je veux en parler aujourd’hui parce que nous ne savons pas pourquoi ils sont arrêtés. Nous sommes dans un pays organisé. Ce que nous souhaitons, c’est de mettre en place l’État de droit en Guinée. Quand on arrête des citoyens, cela doit se faire de la meilleure manière. Nous avons convenu qu’il y a la gendarmerie et la police qui sont chargées de suivre la vie politique et sociale dans notre pays et qui sont à même d’exercer leurs fonctions. Chaque fois qu’on interpelle un citoyen de Guinée, cela doit se faire selon les règles de l’art en respectant la forme. Mais quand les gens sont kidnappés la nuit et qu’on les amène à des destinations inconnues, cela doit nous inquiéter tous ».
Il a poursuivi en déclarant : « Nous demandons au gouvernement de respecter les règles de droit et d’appliquer les procédures appropriées dans toutes les actions menées contre ceux à qui l’on reproche quelque chose. Si un citoyen est accusé de quelque chose, alors la procédure correcte doit être engagée avec un mandat officiel délivré par les autorités judiciaires. Ces personnes doivent être détenues dans des lieux connus, soit au commissariat de police soit à la gendarmerie, tout en respectant le délai de détention avant qu’elles ne soient présentées à un juge d’instruction, déférées ou libérées. Nous tenons seulement à ce que cela soit respecté dans notre pays, car la paix sociale en dépend. Chaque fois que des responsables disparaissent et sont emprisonnés sans jugement, cela crée un motif d’insatisfaction parmi les populations. Ce pays n’a pas besoin de cela. Nous avons besoin de la paix pour diriger cette transition dans la tranquillité, afin d’aboutir à des élections apaisées ».
La cérémonie s’est conclue par des échanges entre les membres du parti et leurs sympathisants, soulignant l’importance de maintenir l’État de droit et la paix sociale en Guinée.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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