L’ère du numérique est aujourd’hui bien à craindre. Elle favorise certes la participation active de population, mais, elle expose bien plus les hommes, surtout responsables administratifs à la dénonciation et pose ainsi une empreinte considérable sur la réputation.
L’effet premier de la mise en public des images personnelles de Charles WRIGHT constitue non seulement un scandale politique mais vise également à atteindre sa réputation. Ce qui lui arrive aujourd’hui est la preuve de son ignorance, de son imprudence et surtout de sa capacité à se faire partout des ennemis, surtout les médias, certes, ils ne possèdent pas de pouvoir évident. Il est facile de le comprendre aujourd’hui à travers ce qu’est devenu Charles. L’acharnement que subit l’ancien Ministre de la justice pourrait être pour certain la proportionnelle de ces actes et de son impertinence. Sachant que la réputation est un capital symbolique, qui ne peut être couvert que par humilité et la prudence, vertus manquantes chez Charles.
Tout de même, la personnalité du ministre est une œuvre des médias, même s’il est déplorable de constater le lien n’a pas été solide pour résister à l’arrogance et la boulimie du pouvoir. Il encaisse des coups durs et en souffre énormément et il est plausible que la réputation tant battue par les médias et Charles s’effondre.
La crainte est imminente et les hommes politiques doivent recourir à plus de vigilance et savoir qu’ils n’ont plus les mêmes avantages que les prédécesseurs. Il leur revient ainsi de prudence de prendre en compte le pouvoir des médias et savoir que la préservation de la réputation est un dépôt de garantie.
Nul ne l’a mieux dit que Junius, « Ceux qui s’imaginent que nos journaux ne sont pas un frein pour les hommes pervers, et un obstacle à l’exécution de mesures pernicieuses, ne connaissent rien des affaires de notre pays, écrivait-il. […] Nos ministres et nos magistrats ont en réalité peu de châtiments à craindre et peu de difficultés à combattre, exceptés la censure de la presse et l’esprit de résistance qu’elle exerce parmi le peuple. Tant que ce pouvoir censorial est maintenu, le ministre et le magistrat sont forcés presque à chaque instant d’opter entre leur devoir et leur réputation. Une pareille alternative, perpétuellement devant eux, n’opérera certainement pas un miracle sur leur cœur ; mais, à coup sûr, elle influera jusqu’à un conduite ».
La réputation de Charles est largement touchée et rendue virale grâce aux faits antérieurs avec ces médias. Avant de faire front avec les médias, il faut s’assurer d’être gagnant. Ce combat est déjà terminé quelque soit sa finalité, la réputation de Charles est fortement endommagée et les médias ont assuré leur vengeance avec succès en bousculant quelques déontologies journalistiques. Sachant que la réputation est un bien fluctuant, je confirme sa fragilité et je sais qu’elle se perd beaucoup plus vite qu’elle ne se gagne.

Mamady Fanta OULARE



