Il y a plus de trois mois maintenant que le monde des médias est restreint en Guinée. Cela se manifeste par la coupure de l’internet, le sabotage des ondes de certaines radios privées, mais aussi le décrochage de certaines chaînes de télévision privées dans le bouquet de Canal +.
Ainsi, pour faire revenir les autorités actuelles sur la raison, le Syndicat professionnel de la presse en Guinée (SPPG), conduit par le secrétaire général Sékou Jamal Pendessa, a organisé une manifestation la semaine dernière qui s’est malheureusement soldée par des arrestations de journalistes.
Très choqué par cette situation, Hamidou Barry, président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et du PCDIC, a affirmé lors d’un entretien avec avenirguinee.org, que « l’arrestation d’un journaliste est un recul de la démocratie dans notre pays ».
« L’arrestation des journalistes est un recul de la démocratie dans notre pays (…). C’est pourquoi je demande qu’on libère ces journalistes qui sont arrêtés parce que rien ne justifie leurs interpellations et leurs détentions. Il faudrait que le colonel sache que la place d’un journaliste n’est pas la prison, mais c’est d’exercer librement son métier pour rendre service à sa nation », a-t-il déclaré.
Dans la foulée, ce jeune leader s’est adressé au colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition, pour son implication effective afin de mettre fin à cette crise qui ne fait pas des heureux dans la presse guinéenne.
« Le colonel Mamadi Doumbouya reste le premier garant de cette transition, et lorsque ça ne va pas, il nous revient de l’interpeller pour lui dire que ça ne va pas. C’est pourquoi je l’appelle en tant que frère guinéen à accepter de s’impliquer dans cette crise pour un dénouement heureux, car on ne peut pas prétendre construire une nation en muselant la presse. Que le colonel Mamadi Doumbouya sache que ceux qui sont impliqués de près ou de loin doivent être mis hors d’état de nuire. Parce que ceux qui sont dans cette dynamique ne sont pas des amis de la Guinée, ni des amis du colonel. C’est une autre mauvaise image de la Guinée et des autorités actuelles qui est en train d’être vendue au monde entier. C’est pourquoi nous estimons qu’il va falloir changer cette façon de faire pour garantir le droit à l’information aux citoyens guinéens », a conclu Hamidou Barry.
Abdoul Karim Touré pour avenirguinee.org
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