C’est une réplique sans concession que les organisations de la presse et le syndicat de la presse de Guinée vient de faire ce lundi, suite au brouillage des ondes en Guinée.
En assemblée générale ce jour à la maison commune des journalistes, elles ont dénoncé ces acteurs qui visent à restreindre la liberté d’expression chèrement acquise. Ensuite, ces organisations de presse ont regretté le fait que toutes les correspondances adressées aux autorités de la transition soient sans suite.
« Unanimement et sans réserve, l’Assemblée Générale dénonce et condamne ces pratiques liberticides. L’Assemblée Générale regrette que toutes les démarches menées auprès des autorités compétentes soient restées jusque-là infructueuses. L’Assemblée Générale dénonce l’inaction et le silence coupable des services compétents de l’Etat bien que saisis officiellement. L’Assemblée Générale a relevé que ces actes sont contraires à la charte de la transition et aux engagements du chefs de l’Etat de protéger et de garantir la liberté de la presse », peut-on lire dans une déclaration lue à cet effet.
De ce fait, elle demande « la levée immédiate et sans condition de ces restrictions ».
Si les nombreux appels demeurent sans réponses, les organisations de presse et le syndicat menace d’entreprise une batterie de protection contre le pouvoir militaire. Et ce, d’ici le mercredi, 06 décembre 2023. A défaut, des actions majeures seront posées. Entre autres :
- Désigner les personnalités dont les noms suivent ennemies de la presse :
- Dr Bernard Goumou (Premier Ministre);
- Djiba Diakité (PCA du Conseil national de régulation des télécommunications); postes et • Ousmane Gaoual Diallo (Ministre des Postes, Télécommunications numérique); et de l’Economie • Mamady Doumbouya (Directeur Général de I’ARPT);
- Adama Condé (DGA de l’ARPT); Engager des poursuites judiciaires contre l’ARPT; Organiser des Journées sans presse;
- Organiser des synergies des radios et télévisions privées;
- Organiser un sit-in devant la Haute Autorité de la Communication (HAC);
- Organiser une campagne numérique;
- Organiser une marche pacifique;
- Boycotter les activités des organes de la transition;
- Demander la suspension de la participation des représentants de la presse au Conseil national la Transition (CNT) et à l’Institut national de l’Audiovisuel (INA).
Un comité de coordination est mis en place pour le suivi de l’exécution de ces actions ».
Bintou Camara pour avenirguinee.org



