Depuis vendredi dernier, les réseaux sociaux, notamment Facebook, WhatsApp, Messenger, sont restreints tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Un triste constat fait par les citoyens, qui impacte les activités en ligne.
Dans la commune urbaine de Kankan, plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux dénoncent cet état de fait. Beaucoup d’entre eux se dirigent sur les VPN pour pouvoir surfer.
Interrogé sur la situation, le point focal de plate-forme DPEG (Démocratie paix, élection et Développement durable en Guinée), Djoumet Sacko souligne que « la restriction de l’internet et les différentes formes de censure du cyberespace constituent l’une des violations de la liberté d’expression, violation de charte africaine des droits de l’homme et des peuples en son article 45 qui donne la liberté d’expression et l’accès à l’information aux citoyens. Parce que, de nos jours beaucoup de citoyens, comme moi, s’informent à travers les sites d’informations crédibles reconnus par l’État », regrette cet acteur de la vie sociale.
Conscient des conséquences de cette restriction des réseaux sociaux, cet acteur de la société civile lance un appel aux autorités de la transition afin de mettre terme à cette situation.
« Aujourd’hui, quand on demande à nos autorités surtout L’ARPT ou les services concernés, chacun va tirer le drap de son côté pour dire ‘’non, ce n’est pas moi’’. Donc, j’appelle à leur probité morale, qu’elles reviennent un peu en arrière voir l’engagement qu’elles ont donné au peuple de Guinée et rectifier. Sinon, ça va les conduire vers le chaos », prévient Djoumet Sacko.
De kankan, Saliou Fatou Cissé pour avenirguinee.org



