La décision liée à l’organisation désormais des élections par un observatoire sous tutelle du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) divise les acteurs politiques. Contrairement à ses pairs, Mohamed Nabé, leader de » l’Alliance pour le Renouveau et le Progrès » (ARP), ne trouve pas d’objection.
Au cours de l’Assemblée Générale de son parti ce samedi 25 novembre, à Matoto, l’homme politique s’est exprimé sur plusieurs sujets face à ses nombreux militants. L’appel à la paix et au maintien de la quiétude sociale a été le premier pan de son discours. Ensuite, il a magnifié la démarche de la transition.
« Vous savez, la perfection n’est que divine. Il faut reconnaître aujourd’hui que les autorités de la transition actuelle sont en train de mettre les bases pour essayer en sorte que la population puisse avoir quand-même un certain bien-être. Elles sont en train de poser des actions qui vont dans le sens du développement, de la consolidation des acquis institutionnels de notre pays. C’est pourquoi, elles ont parlé de refondation et de rectification institutionnelle », dit-il.
Leader de l’ARP, poursuivant, encourage les autorités de la transition, à continuer à tendre la main aux politiques qui sont réticents quant à la tenue d’un dialogue responsable.
« (…) Ce que nous demandons, c’est que les autorités de la transition actuelle sachent que nous sommes dans un pays qui a 4 roues, Ceux-là qui sont contre la conduite de la transition actuelle, que les autorités continuent à tendre la main. Et que le ministre Mory Condé, comme il a toujours fait, qu’il fasse des choses de façon transparente (…) pour qu’on puisse se retrouver autour de la table pour parler des questions qui assaillent notre pays », recommande Mohamed Nabé.
En ce qui concerne l’organisation par le MATD des élections, ce jeune politique ne montre pas une opposition à cette idée.
D’abord, il a rappelé à ces militants qu’il « y a trois types d’organes de gestion des élections. L’Etat peut organiser ce qu’on appelle un organe public à travers le ministère en charge des questions électorales, ici c’est le ministère de l’administration du territoire, il y a une direction nationale des affaires politiques et de la gestion des élections dont Djénab est à la tête ; il peut avoir aussi un organe de gestion indépendant du pays, c’est ce qu’on appelle SENAT ou CENI ; il peut y avoir aussi un organe mixte.
Pour l’instant, la position de notre parti est très claire. Pourquoi la mise en place des organes indépendants dans les pays ? C’est quand il y a un déficit de confiance, c’est-à-dire une crise de confiance entre les acteurs. Pourquoi la mise en place d’un organe indépendant ? c’est parce que tout simplement il y avait la crainte que l’institution qui organisait des élections, ne soit substitut à une des parties prenantes du processus. Dans notre pays, aussi longtemps que la charte actuelle n’est pas modifiée, qui dit clairement que les dirigeants des acteurs actuels ne sont pas partie prenante du processus électoral, ça ne nous pose actuellement aucun problème que ça soit organisé par l’Etat. Parce qu’en ce moment, ils ne sont que l’arbitre », précise.
Au cours de cette assemblée générale, plusieurs militants venus de différents partis politiques ont massivement adhéré à l’ARP.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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