Qualifiés de prisonniers voulant fuir la Maison Centrale de Conakry, les détenus Moussa Dadis Camara, Moussa Tiegboro Camara et Blaise Goumou ont eu un traitement peu honorable.
Au soir des évènements du 04 novembre, l’ex président de la transition de 2010 et ses compagnons du pouvoir, ont été filmés contre leur gré et sortis à la télévision nationale dans des conditions indescriptibles. Un acte qui les a livrés pour être la risée des internautes sur les réseaux sociaux.
Qui était derrière ces caméras ? plusieurs guinéens s’interrogent.
Pour en savoir, avenirguinee.org a donné la parole à l’avocat du capitaine Moussa Dadis Camara. Sans aller sur mille chemins, Me Jocamey Haba a regretté que ces images soient prises sans le consentement de son client. D’ailleurs, il raconte que ce dernier s’était opposé.
« On venait d’arriver à la maison centrale, là où il était assis, j’étais à côté. On a juste vu deux caméramans courir et venir nous filmer. Le président s’est levé pour leur dire « vous ne pouvez pas filmer ». Je me suis levé pour leur dire : « attention, il a non seulement droit au respect de sa vie privée, mais aussi il a droit à son image. Vous n’avez pas le droit de venir prendre des images sans demander le consentement des uns et autres ». C’est à ce moment-là que le procureur de la république m’a tapoté les épaules pour me dire « Me, on va les laisser faire leur travail. De toutes les façons, ils ont reçu des instructions ». Et, au même moment, j’ai vu Moussa Moise Sylla (Directeur de l’Information et de la Communication de la Présidence) », relate l’avocat.
Samedi dernier, aux environs de 5h du matin, des hommes armés ont attaqué la maison centrale de Conakry, en extirpant (4) quatre accusés dans les évènements du 28 septembre 2009. Trois (3) ont été repris, le quatrième est toujours dans la nature.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



