L’Alliance pour le Renouveau et le Progrès a tenu son assemblée générale ce samedi, 21 octobre, à Matoto. Plusieurs militants et sympathisants se sont donnés rendez-vous pour écouter les responsables du BPN.
Mohamed Nabé, le président de l’ARP, s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité. Entre autres la convocation des DAF et la décision leur interdisant de sortir du pays.
Dans une posture de promoteur de la CRIEF, il a salué le travail de cette cour.
Pour lui, « la CRIEF n’est pas un instrument de règlement de compte. Et, la CRIEF n’est pas créée pour essayer de faire la chasse aux sorcières aux anciens cadres du régime Alpha Condé », dit-il.
Le président Nabé trouve nécessaire que la cour se focalise également sur les dossiers des nouveaux gestionnaires de la transition. Cependant, il laisse entendre que cette juridiction spéciale doit travailler avec responsabilité.
« Que la CRIEF concerne aussi ceux-là qui sont en train de gérer aujourd’hui. La position de notre parti est très claire : nous prônons la bonne gouvernance dans ce pays, nous prônons la bonne gestion des deniers publics de ce pays. Par compte, nous ne voulons pas qu’elle aille à la chasse aux sorciers ».
« A la prise du pouvoir », rappelle l’homme politique, « il (le colonel Mamadi Doumbouya) a dit que la justice serait la boussole de cette transition. Nous voulons que ça continue ainsi. Raison pour laquelle, nous disons que nous avons une justice », ajoute-il.
Concernant la convocation des DAF, le président Nabé demande que les droits des uns et des autres soient respectés.
« Ce que nous demandons au président de la transition et à son gouvernement, c’est de faire en sorte que le droit de chacun soit respecté dans la plus grande égalité. Et que la justice fait son boulot. On arrête pas quelqu’un de façon arbitraire, de façon arbitraire. Si quelqu’un est faux, il faudrait que ça soit la justice de le dire », recommande le leader de L’ARP.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



