Conduite par la commissaire Chérif Oumou Khaïry, la délégation de la HAC a échangé avec les responsables communaux, dirigés par Sylla Abdoulaye, deuxième adjoint au maire de Matam. Cette initiative vise à informer les autorités locales sur les exigences légales encadrant le secteur des médias et à favoriser une meilleure compréhension des dispositions en vigueur.
Au cours des échanges, la commissaire a présenté le guide élaboré par l’institution pour expliquer les conditions de création et d’exploitation des médias. Elle a rappelé que le respect du cadre légal demeure nécessaire, dans l’attente d’une éventuelle révision des textes par le Parlement.
« L’objectif de notre présence ici, est de rencontrer les élus locaux au niveau de la commune de Matam, partager avec eux les préoccupations de la HAC par rapport à la création, à l’installation et à l’exploitation des médias en République de Guinée. Nous avons élaboré un guide que nous avons résumé pour eux et que nous voulons partager avec eux », a expliqué Chérif Oumou Khaïry.
Elle a insisté sur la nécessité, pour les promoteurs actuels et futurs de médias, de se conformer aux dispositions légales en vigueur:«Mais en attendant que cela soit fait, nous appelons tous les promoteurs, qu’ils soient acquéreurs maintenant ou futurs acquéreurs de médias, à respecter le cadre légal qui existe et qui détermine quelles sont les conditions de création de médias dans notre pays », a-t-elle précisé.
La question des pages « téléweb » a également occupé une place importante dans les discussions:«Pour le moment, nous ne considérons pas ces pages web comme des télévisions numériques, parce que la loi n’a pas encore défini les conditions de création de ces webs.Mais une page qui n’a pas une grille de programmes, une page qui n’a pas un personnel, une page qui n’a pas de cahier de charges, n’est pas une télévision web », a-t-elle affirmé.
La commissaire a par ailleurs indiqué que la commune de Matam pouvait disposer d’une page institutionnelle, sous réserve des autorité, afin de communiquer sur ses activités.
Du côté de la commune, Sylla Abdoulaye, deuxième adjoint au maire, a salué les informations apportées par la délégation. Il a notamment évoqué les difficultés rencontrées par les élus locaux et les citoyens face aux agressions sur les réseaux sociaux.« Aujourd’hui, ce qui nous préoccupe, c’est que nos citoyens se font agresser sur les réseaux sociaux. Même nous, les élus locaux, nous subissons cela. On a eu à poser des questions par rapport à ça. Il y a eu des réponses qui ont été données », a-t-il indiqué.
Face à ces préoccupations, il a précisé que la commune attendait la suite des travaux parlementaires avant de se prononcer sur les mesures à envisager:«Pour le moment, on a écouté les messages, on va les transmettre à qui de droit. Après son retour, on verra ce qu’il faut décider», a-t-il déclaré, en référence au retour de l’autorité exécutive de Matam.
Suite aux échanges autour des questions de compréhension, Djenabou Thiam a été présentée comme superviseure de la commune de Matam.
La HAC a également souligné le rôle de ses institutions partenaires , notamment l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT), le ministère de l’Information et de la Communication ainsi que le ministère de la Justice, dans l’accompagnement des missions de l’institution.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée de sensibilisation menée par la HAC auprès des collectivités locales. Après l’intérieur du pays, l’institution poursuit ses échanges dans les différentes communes de Conakry, les jeudi 22 et vendredi 23 octobre 2026, afin de promouvoir une meilleure connaissance du cadre légal applicable aux médias et de sensibiliser les acteurs locaux aux enjeux liés à l’utilisation des plateformes numériques.




