Un drame familial secoue le quartier Simambossia 1, dans la commune de Lambanyi. Youssouf Sylla, un vieil homme âgé d’environ 80 ans, s’est éteint le jeudi 15 octobre 2026. Selon les témoignages recueillis ce vendredi 16 octobre auprès de ses proches, le défunt aurait succombé aux suites de coups et blessures infligés par son propre fils, Ousmane Sylla. Endeuillée, la famille exige désormais que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Rencontrée par notre rédaction, Aïcha Sylla, fille du défunt, revient avec émotion sur les dernières confidences de son père, reçues quelques jours seulement avant le drame : « Mon papa m’a appelée au téléphone pour me dire que mon grand frère l’avait frappé avec un bâton. Il m’a expliqué qu’à la suite d’une dispute familiale, son fils s’était dirigé vers sa chambre et qu’une altercation avait éclaté. C’est ainsi qu’il a reçu des coups », témoigne-t-elle.
Poursuivant son récit, la fille de la victime précise que son père avait fermement exprimé la volonté de porter plainte. D’après la famille, cet acte de violence loin d’être un cas isolé s’inscrivait dans un climat de maltraitance répétée : « Ce n’est ni la première, ni la deuxième, ni la troisième fois. À chaque occasion, il se jetait sur mon père. Cette fois-ci, mon père était déterminé à ne plus laisser passer la situation et voulait mettre son fils à la disposition des autorités », explique-t-elle.
Transporté d’urgence dans plusieurs structures sanitaires de la capitale pour y recevoir des soins intensifs, l’état de santé du vieil homme s’est malheureusement dégradé au fil des jours, jusqu’à son décès survenu ce jeudi.
Hassanatou Sylla, petite-fille du défunt, confirme également l’enfer quotidien que vivait l’octogénaire : « Il le menaçait sans cesse en tenant des propos injurieux. S’il ne se jetait pas sur lui pour le frapper, il l’insultait. C’était une situation répétitive », déplore-t-elle.
Déterminés à honorer la mémoire de la victime et à poursuivre la démarche judiciaire entamée par le vieil homme de son vivant, les proches lancent un appel pressant aux autorités judiciaires et aux forces de sécurité : « Je demande justice pour mon papa, parce que c’était son dernier vœu. Je me battrai jusqu’au bout pour que cela se réalise », conclut Aïcha Sylla.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



