Cela fait exactement cent jours, jour pour jour, depuis l’installation des conseillers communaux. Ce samedi 10 octobre, la rédaction d’Avenirguinee.org est allée à la rencontre des citoyens des communes urbaines de Gbessi, Matam et Dixin afin de recueillir leurs avis sur les changements observés au sein de leurs municipalités.
Rencontré sur la grande artère, Youssouf Fofana, un trentenaire résidant à Gbessia Kondébougni, estime que la commune présente aujourd’hui un visage plus reluisant, notamment grâce à la réduction des déchets dans les rues.
« Ce que j’ai remarqué comme changement, c’est la salubrité : la commune n’est plus sale comme avant. Les ordures ont considérablement diminué. En plus, il y a un point qui me préoccupait, c’est concernant les routes tertiaires ; ça commence à aller de ce côté aussi et cela me met particulièrement à l’aise. »
Même son de cloche chez Élysée Emeric Koné, habitant de Gbessia Camp Carrefour, qui partage également cet avis : « Ce maire, je ne le suis pas régulièrement, mais il y a une seule chose que j’ai remarquée : c’est qu’il se bat pour la salubrité de sa commune. C’est bien vrai que les ordures n’ont pas totalement disparu, mais elles ont beaucoup diminué. Qu’il s’efforce donc de curer les caniveaux pour donner un nouveau visage à la commune. »

Contrairement aux premiers intervenants, Abdoulaye Soumah, résident du quartier Camayenne, dans la commune de Dixinn, estime qu’aucun changement notable n’est visible dans sa commune depuis l’installation du nouveau maire.
« Je ne parlerai pas de tout Dixinn, mais dans mon quartier, aucun changement n’est visible pour l’instant. Tout est dans le même état depuis l’installation du nouveau maire. En plus, nous manquons de poubelles dans le quartier et il est formellement interdit de jeter les ordures au bord de la mer, donc il y a ce problème. »
De son côté, Barry Ahmed Sadio, résident du quartier de Bonfi, dans la commune de Matam, affirme ne pas avoir particulièrement prêté attention aux actions menées par le maire depuis son installation. Il reconnaît toutefois avoir remarqué un détail concernant l’éclairage public.
« En réalité, je ne me suis pas intéressé à l’impact du maire depuis son installation. Mais il y a un petit détail à Matam dont je me souviens : j’ai remarqué que les lampes pour l’éclairage public ont été rallumées. À un certain moment, ces lampes avaient cessé d’éclairer. J’ai questionné mon entourage, ils m’ont dit que c’est le chef de quartier qui aurait demandé de les rallumer, comme si on les avait volontairement éteintes, et cela m’a intrigué », a-t-il affirmé.
Les avis recueillis auprès des citoyens sur les cent premiers jours des maires révèlent des appréciations mitigées. Reste à savoir si les efforts des responsables municipaux s’inscriront dans la durée et permettront de répondre aux autres attentes des populations.
Sona Sylla pour Avenirguinee.org



