Les responsables municipaux et les conseillers de la commune urbaine de Kagbélen se sont retrouvés, ce jeudi 8 octobre, dans un cadre hôtelier de la place pour l’ouverture de la session consacrée au vote et au remaniement du budget local.
À l’issue d’une concertation à huis clos, Sona Mady Doumbouya, responsable de la municipalité, est revenu sur les motifs de ce réajustement budgétaire : « C’est par rapport à notre objectif. Nous venons d’être élus et nous avons trouvé un budget en place qui avait été conçu par la délégation spéciale, alors que nous n’avons pas les mêmes objectifs, le même programme, ni la même feuille de route. Donc, pour l’adapter à notre réalité, nous avons décidé de le remanier afin de pouvoir mener nos activités d’ici la fin de l’année », a-t-il indiqué.
Abordant les perspectives de développement local, il a égrainé les projets prioritaires retenus pour l’exercice 2026 : « Avec nos cadres qui ont travaillé sur le terrain, nous avons ciblé la réalisation de certains projets, notamment l’entretien de notre pont, qui est un bijou aujourd’hui pour Kagbélen. Deuxièmement, nous allons construire un centre de santé à Bailobayah. Ensuite, nous réaliserons 2, 3 ou 4 forages selon nos disponibilités. C’est ce qui est prioritaire aujourd’hui pour mettre à la disposition de la population. Et il nous restera le devoir de construire, Inch’Allah, des écoles et de les mettre très bientôt à la disposition des citoyens », a-t-il affirmé.
Également présent à cette rencontre, Mohamed Cissé, député de la circonscription de Kagbélen, a partagé ses impressions sur la qualité des débats : « Les débats sont houlouleux parfois. Chacun veut que Kagbélen se développe, chacun a un problème avec une ligne ou le contenu d’une ligne budgétaire, ce qui est tout à fait normal. Mais le plus important est que chacun place Kagbélen au cœur de l’ensemble de ses ambitions. C’est ce que j’ai constaté dans la salle.
Monsieur le maire a fait une très bonne intervention. Vous avez aussi les financiers qui ont présenté un budget qui était d’abord à 25 milliards, et qui est aujourd’hui revu à la baisse par l’exécutif à 17 milliards. Des questions substantielles ont été posées et des réponses ont été données. Le plus important est que ce montant soit mobilisé et que les investissements prévus pour la commune de Kagbélen se réalisent d’ici le 31 décembre 2026. »
De son côté, Karim Bailo Barry, conseiller communal, a rappelé la portée de leur mission de contrôle et d’orientation : « Notre objectif n’est ni de bloquer l’administration communale ni d’entraver le processus budgétaire. Il est de veiller à ce que les décisions engageant l’avenir de nos citoyens soient prises dans des conditions régulières, transparentes et conformes à la loi.
Être conseiller communal ne signifie pas simplement participer aux sessions ; cela implique également un devoir de vigilance, de contrôle et de redevabilité envers la population. Le respect des procédures n’est donc pas une formalité secondaire : il constitue une garantie essentielle de la crédibilité de nos institutions et de la légitimité de leurs décisions », a-t-il souligné.
À noter que le budget initialement prévu à 25 milliards de francs guinéens a été réajusté à la baisse à 17 milliards par l’exécutif municipal pour l’échéance de fin décembre 2026.
Sona Sylla
Pour Avenirguinee.org



