Ouvert mardi, l’atelier de renforcement des capacités des parlementaires guinéens sur le traité BBNJ s’est clôturé ce mercredi 30 septembre par une visite de terrain au débarcadère de Dixinn. Pendant deux jours, les échanges ont été consacrés à l’écosystème marin au-delà des frontières nationales.
Initiée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et ses partenaires, cette visite avait pour objectif : renforcer la compréhension des enjeux liés à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas des juridictions nationales.

Prenant la parole, Barthélémy Batieno, coordinateur régional de WASOP 3 à l’UICN, a souligné l’importance de montrer concrètement le lien qui existe entre le traité BBNJ, qui concerne la haute mer, et les zones côtières immédiates.
« Nous avons voulu, à travers cette activité, sensibiliser les parlementaires sur le traité BBNJ. Après avoir partagé avec eux les dispositions du traité, nous avons jugé utile de venir sur le terrain pour leur permettre de toucher le fond du problème. Le lien entre le traité en haute mer et la zone côtière immédiate est une intervention claire : elle porte sur les pollutions et les rejets du milieu terrestre vers le milieu marin. Il était important pour les députés de regarder concrètement comment l’activité est faite afin de s’imprégner des enjeux environnementaux », a-t-il dit.

De son côté, Mohamed Salifou Touré, point focal du traité BBNJ, est revenu sur l’importance du rôle des parlementaires ainsi que sur le choix porté sur eux pour participer à cet atelier.
« Ce sont les députés qui doivent adopter la loi de ratification du traité BBNJ. On les a informés hier et, aujourd’hui, ils sont allés sur le terrain afin de voir la nécessité de protéger les zones marines et côtières de la Guinée, et de les inciter à faciliter cette ratification », a-t-il laissé entendre.
Présent également sur le terrain, le directeur général du Centre national de production et de l’urbanisme au ministère de l’Environnement, La Mayo Camara, estime que cette visite constitue une occasion pour les parlementaires de mieux appréhender les enjeux liés à la protection du littoral et à la préservation de la biodiversité marine.
« Vous savez que nous sommes dans le cadre de la sensibilisation sur la biodiversité. Cette visite de ce matin est une occasion pour les partenaires d’apprécier tout ce qui constitue un élément de pollution. Je suis convaincu que l’appréciation que ces parlementaires feront ici leur permettra de mieux voter la loi. »
Parmi les bénéficiaires de cette session de sensibilisation, l’honorable Moussou Mansaré, députée à l’Assemblée nationale, a livré son constat à l’issue de la visite. Elle a également assuré qu’elle entend porter des actions en faveur de la protection de l’environnement marin dès la prochaine rentrée parlementaire.
« Le constat sur le terrain est très alarmant, ça il faut le reconnaître. Nous avons vu des choses qui ne sont vraiment pas bonnes pour la santé des espèces aquatiques et également pour la population, puisque c’est nous les consommateurs au final. À la rentrée parlementaire, nous ferons des actions de plaidoyer et de sensibilisation pour diminuer la pollution. »
À noter que cette journée de sensibilisation s’est clôturée par un panel d’échanges destiné à mieux outiller les parlementaires sur les enjeux liés au traité BBNJ.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



