Depuis l’arrivée au pouvoir du Président Mamadi Doumbouya, plusieurs domaines réservés de l’État ont été récupérés sous la conduite du Ministère de l’Habitat, avec le travail technique de la Direction Nationale de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme. Au-delà de la récupération, certains domaines ont connu des casses majeurs, les cas les plus illustratifs concernant la maison centrale de Conakry, la cité chemin de fer et l’hôpital Ignace Deen.
Abordant le sujet ce jeudi dans l’émission « Les grosses têtes » de la radio Tropical FM, Amadou Fankama Doumbouya, Directeur National de la DATU est revenu en détail sur le devenir de ces sites et les démarches menées par les autorités.
Sur le site de la maison centrale, il a indiqué : « Ce site sera utilisé pour la construction des bâtiments modernes, notamment des logements sociaux pour donner un cadre de vie meilleur à la population. », dit-il.,
Au Chemin de fer, déguerpi il y a de cela une année, « le schéma directeur de la ville de Conakry et les îlots de lots prévoient l’implantation d’infrastructures modernes. L’objectif affiché est la construction d’un immeuble de R+30 qui deviendra la vitrine de Kaloum. Le projet prévoit également d’autres infrastructures routières, telles que des gares routières et des lieux de commerce »,a-t-il poursuivi.
S’agissant du site de Belvédère, l’intervenant a tenu à clarifier la situation face aux attentes : « Lorsque nous sommes partis libérer Belvédère, on a bel et bien dit qu’on a un projet pour cet endroit. Ce projet existe. Sauf que, les plans qui ont été élaborés par rapport à cette zone, on a dit qu’il fallait avoir une planification à long terme en allant sur un projet plus futuriste par rapport à ce qu’on avait. Donc, il était question de retravailler les plans pour que nous puissions mettre une infrastructure digne de ce nom. Il ne s’agit pas de mettre un projet sur lequel on va revenir dans 10 ans. Il faut un projet qui va servir pendant 50 ans. »
Revenant sur la gestion du site de Dar-es-Salam, endeuillé par un éboulement il y a quelques jours, Fankama Doumbouya a rappelé les actions de sensibilisation et les mesures d’accompagnement prévues : « En 2017, il y a eu un éboulement à Dar es salam, qui a enregistré des cas de morts aussi. Tout récemment, avant l’éboulement, moi-même j’ai été sur le site à plusieurs reprises. Premièrement, j’étais parti avec le ministre de l’assainissement, nous avons procédé à des sensibilisations des citoyens près de la décharge. En 2017, il y a eu des indemnisations près de la décharge. Certains ont pris le montant et sont partis, d’autres ont refusé et sont restés sans changer de position… lors de notre campagne, on leur a demandé de quitter parce qu’il y a un risque qui court de cette décharge… »
Il a également précisé le processus d’évaluation financière avant toute intervention : « Avant qu’on ne fasse la démolition, on a procédé à un recensement. Nous avons fait une évaluation à travers la direction nationale de l’architecture, de la construction et du logement qui a permis de donner un coût global par rapport à chaque construction. Cela c’est pour montrer que nous allons faire un examen de chaque dossier. Quiconque détient un document, il peut venir pour qu’on en parle parce qu’on est tous des Guinéens. »
Le Directeur national a invité les citoyens à se méfier des domaines de l’Etat : « il faut toujours bien choisir où rester. Quelque soit le temps, un domaine de l’Etat appartient à l’État ».
Mohamed Cissé pour avenirguinee.org



