Depuis la mise en service du barrage hydroélectrique de Souapiti, le calvaire ne cesse de s’alourdir pour les communautés riveraines. Déjà privées de leurs terres cultivables et de leurs lieux de mémoire engloutis par les eaux, ces populations font désormais face à une nouvelle menace sécuritaire et sanitaire : l’intrusion d’animaux sauvages au cœur des habitations.
Ce dimanche 16 août 2026, l’inquiétude est montée d’un cran dans le village de Kamba, situé dans la sous-préfecture de Sangaréya (préfecture de Pita), lorsqu’un serpent de forte taille a été découvert en pleine journée au milieu du village. Un phénomène directement engendré par la forte crue du réservoir du fleuve Konkouré en cette période hivernale, qui pousse la faune sauvage à fuir les zones inondées pour se réfugier sur les terres émergées où vivent les habitants.
Interrogé par notre rédaction, un habitant de la localité lance un cri d’alarme face à la détresse des villageois : « Nous sommes ici dans la sous-préfecture de Sangaréya, dans le village de Kamba. Les populations riveraines du réservoir du fleuve Konkouré (barrage de Souapiti) sont victimes d’une invasion d’animaux sauvages pendant la période hivernale. Cette présence accrue est due à la montée des eaux du barrage. Cependant, les gestionnaires du réservoir n’ont rien prévu pour venir en aide aux habitants. Nous déplorons cette situation et nous demandons une assistance urgente pour ces populations victimes. »
Cette cohabitation forcée avec des espèces dangereuses vient accentuer la vulnérabilité de ces communautés délogées et impactées par le projet hydroélectrique. Faute de mesures d’accompagnement et d’outils de protection adaptés face aux effets secondaires des crues, les riverains de Sangaréya sollicitent une intervention rapide des autorités et des responsables de la gestion du barrage avant qu’un drame humain ne se produise.
Ibrahima Sory Camara Pour Avenirguinee.org
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