
Une affaire de mise en danger de la santé publique secoue actuellement la commune urbaine de Labé. À la suite de la découverte et de la saisie d’une importante quantité de viande de bœuf impropre à la consommation au marché central, le président des bouchers de Labé ainsi que deux autres personnes ont été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Labé.
Les faits remontent au début du mois de juin 2026. Alertés de la présence sur le marché d’une importante quantité de viande suspecte destinée à la vente, les services de sécurité, en collaboration avec les agents chargés du contrôle de qualité, se sont rendus sur les lieux pour procéder à des vérifications. L’opération a permis la saisie de plusieurs dizaines de kilogrammes de viande ainsi que l’interpellation de trois personnes présumées impliquées dans cette affaire.L’information a été confirmée ce vendredi 5 juin 2026 par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Labé, Mohamed Samoura.
<< Le 2 juin 2026, la Brigade de recherches de Labé a été informée de la présence, sur le marché central de Labé, d’une importante quantité de viande de bœuf impropre à la consommation, en provenance de Pita, qui était sur le point d’être vendue à la population. Arrivés sur les lieux, les enquêteurs ont saisi près de 40 kilogrammes de viande de bœuf et interpellé le président des bouchers de Labé ainsi que deux autres personnes.
L’analyse effectuée par le vétérinaire de la Direction préfectorale de l’Agriculture et de l’Élevage, en collaboration avec l’Office national de contrôle de qualité, a révélé que les 40 kilogrammes de viande saisis étaient impropres à la consommation.
Le 3 juin 2026, dans la soirée, une équipe composée de représentants de la Direction préfectorale de l’Agriculture et de l’Élevage, de l’Office national de contrôle de qualité, de la Brigade de recherches, d’un huissier de justice et du parquet s’est rendue à la décharge de Thialanoun pour procéder à l’incinération de cette viande.
Le même jour, les trois suspects ont été déférés à mon parquet. Après leur audition, ils ont été placés sous mandat de dépôt pour atteinte à la santé publique, notamment pour avoir mis sur le marché une denrée nuisible à la santé. Ces faits sont prévus et punis par l’article 880 du Code pénal >>, a déclaré le procureur Mohamed Samoura.
Cette affaire relance le débat sur le contrôle sanitaire des produits alimentaires commercialisés dans les marchés de la région. Les autorités judiciaires et administratives assurent poursuivre les enquêtes afin d’établir toutes les responsabilités et de prévenir de tels agissements susceptibles de mettre en péril la santé des populations.
Labé, Sadou Bella Barry pour avenirguinee.org.



