A Matam, en ce jour de double scrutin où les électeurs accomplissent progressivement leur devoir civique à travers le pays, la présence d’un véhicule publicitaire bien particulier suscite la polémique.
Il s’agit d’un engin aux couleurs du mouvement « Osons », dont le candidat est en lice pour les élections communales. Le véhicule arbore des effigies de campagne, alors même que la Direction Générale des Élections (DGE) avait expressément sommé tous les candidats, il y a quelques jours à peine, de retirer tout matériel de propagande des axes routiers et des véhicules.
Cette violation apparente des règles du jeu électoral n’a pas tardé à faire réagir les citoyens venus voter. Sur place, l’incompréhension et l’indignation dominent.
« Ce n’est pas normal que ce véhicule circule le jour du vote et vienne jusqu’à devant un bureau de vote, alors que la décision de la DGE est très claire », a fustigé un électeur sous le sceau de l’anonymat.
Pour de nombreux observateurs et citoyens présents, une telle présence pose la question de la régularité et de l’équité du scrutin au sein d’une commune de Matam où l’adversité politique est déjà particulièrement exacerbée. S’agit-il d’une tentative délibérée d’influencer le choix des électeurs au dernier moment, ou d’une simple négligence des équipes du candidat ?
Au-delà de ce cas isolé à Matam, plusieurs constats font état de véhicules de campagne similaires qui continuent de circuler dans les rues de Conakry en ce jour de vote.
La balle est désormais dans le camp de la Direction Générale des Élections (DGE). Reste à savoir si l’organe de gestion électorale prendra des sanctions immédiates contre les candidats et partis récalcitrants dont les véhicules continuent de violer le silence électoral imposé par la loi.

A suivre…
Fodé Camara pour avenirguinee.org.



