À quelques jours des échéances électorales, la bataille politique pour la municipalité et la députation s’intensifie dans la capitale. Dans une atmosphère un peu particulière au sein de la commune de Matam, marquée par la détention de l’ex-président de la délégation spéciale, la dynamique de ses sympathisants ne semble pas faiblir. Ces derniers ont offert un véritable bain de foule en soutien à l’ancien conseiller communal, ce samedi 16 mai.
Malgré sa détention, Aliou Badra Cheickna Koné n’a pas peiné à se faire substituer par sa fille, Aminata Cheikna Koné, pour s’adresser à ses concitoyens :
« Je m’adresse à vous aujourd’hui à travers la voix de ma fille, parce que les circonstances injustes de la vie m’empêchent d’être physiquement parmi vous. Qu’on se le dise clairement : on peut empêcher un homme de marcher au milieu de son peuple, mais on ne peut jamais empêcher un peuple d’aimer celui qui s’est battu pour lui. Aujourd’hui, mon absence physique est une épreuve, mais votre présence massive ici est une réponse », a-t-elle déclaré d’une voix empreinte d’engagement.
Pour l’ancien PDS, une conviction et un engagement forts restent les meilleurs moyens de se rapprocher de ses concitoyens et de remporter les voix dans les urnes.
« Mes chers concitoyens, depuis des années vous me connaissez, vous connaissez mon engagement, mon amour pour Matam, et les combats que nous avons menés ensemble pour améliorer nos quartiers, défendre nos populations et porter la voix de notre commune. Aujourd’hui encore, malgré les tentatives de nous affaiblir, je reste debout parce qu’un engagement sincère ne s’emprisonne pas, une conviction ne se menotte pas… », a-t-elle affirmé.
Il faut rappeler que Badra Koné est détenu à la maison centrale, sous mandat de dépôt de la CRIEF, pour une affaire présumée de détournement de deniers publics. Ses partisans s’impatientent de le voir parmi eux avant le scrutin du 31 mai.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



