Dans un communiqué publié ce mercredi 06 mai 2026, le Parquet Spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a annoncé l’ouverture d’une vaste enquête judiciaire. Cette procédure vise à faire la lumière sur des soupçons de malversations entourant les opérations d’assainissement du Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS).
Cette offensive judiciaire fait suite aux récentes opérations de fiabilisation des effectifs de la fonction publique. Le procureur spécial a ordonné la mise en place d’une formation mixte d’Officiers de Police Judiciaire (OPJ), regroupant la Gendarmerie et la Police Nationale.
L’enquête, ouverte contre « X », porte sur un éventail de faits graves qui porteraient préjudice aux ressources financières de l’État :
- Corruption d’agents publics et enrichissement illicite.
- Faux et usage de faux en écritures publiques.
- Prise illégale d’intérêt, concussion et blanchiment de capitaux.
- Complicité de détournement de fonds publics.
Pour mener à bien cette mission, les services d’investigations (DCIJ-GN, ORDEF, ANLC-PBG et DCPJ) ont reçu des instructions fermes pour procéder à des vérifications minutieuses :
- Contrôle des diplômes : Vérification de l’authenticité des titres académiques liés au traitement salarial.
- Présence physique : Contrôle effectif des agents percevant des salaires dans tous les départements et services de l’État.
- Conformité au Budget : Analyse de la cohérence entre les salaires/primes perçus et le statut réel des bénéficiaires.
- Cas des agents radiés : Identification des personnes officiellement exclues de la fonction publique qui continueraient de percevoir indûment une rémunération.
- Gestion des décès : Traque des cas de substitution de personnes décédées depuis le dernier enrôlement biométrique.
- Agents en abandon de poste : Traque des fonctionnaires vivant à l’étranger sans autorisation mais continuant de percevoir leur salaire par virement ou procuration, avec la complicité présumée de comptables publics.
Le Parquet Spécial insiste sur le fait que cette enquête doit être menée dans le strict respect de la présomption d’innocence et du secret de l’enquête. Les auteurs, coauteurs et complices identifiés devront être interpellés sans délai et conduits devant le parquet de la CRIEF.
Le procureur invite les citoyens et les agents publics à ne se référer qu’aux canaux officiels pour éviter toute désinformation. Un numéro vert (627-80-17-17) a été mis à disposition pour recueillir d’éventuelles informations.
Communiqué-du-parquet-spéciale-PDF
Fodé Camara pour avenirguinee.org



