Le village de Hafia 1, situé dans le district de Fello Madina (sous-préfecture de Kouratongui, préfecture de Tougué), a été le théâtre d’un incendie dévastateur dans la journée du samedi 25 avril 2026. Selon les premières informations, une imprudence infantile serait à l’origine du sinistre qui a réduit en cendres la quasi-totalité du village.
L’incendie s’est déclaré aux environs de 13 heures. En l’absence des adultes, pour la plupart aux champs, le feu se serait propagé à partir d’une case où une fillette de six ans jouait avec du feu. Au total, huit (8) cases et l’intégralité de leurs contenus ont été consumés par les flammes.
Joint par notre rédaction ce dimanche 26 avril 2026, le président de la délégation spéciale de Kouratongui, Mamadou Mouctar Baldé, est revenu sur l’ampleur des dégâts : « Huit cases ont été consumées hier. Les parents étaient aux champs lorsqu’une fillette de 6 ans a accidentellement mis le feu à une habitation. Les flammes ont rapidement atteint sept autres cases. Heureusement, un citoyen a pu extraire l’enfant de la case en feu, lui sauvant ainsi la vie. Sur le plan matériel, les conséquences sont énormes : rien n’a pu être sauvé. Actuellement, il ne reste qu’une seule annexe debout dans tout le village », a-t-il expliqué.
Privés de leurs toits et de leurs réserves alimentaires, les habitants de Hafia 1 se retrouvent dans une précarité extrême. Pour l’heure, les familles passent la nuit à la belle étoile sur un plateau rocheux appelé communément « Bowal ».
Le président de la délégation spéciale a précisé que des premières mesures d’urgence ont été prises à l’échelle locale : « Le président du district de Fello Madina a mobilisé quelques draps et des sacs pour assister les sinistrés en attendant l’intervention des autorités supérieures. Nous avons également dépêché une délégation sur le terrain pour procéder au constat officiel des dégâts. »
Face à cette situation de détresse, les autorités locales lancent un appel pressant à l’État, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté.
« Nous demandons l’aide des autorités et des bonnes volontés pour permettre à nos concitoyens sinistrés de survivre et de se reconstruire », a plaidé Mamadou Mouctar Baldé.
En attendant une assistance humanitaire d’envergure, la solidarité communautaire reste le seul rempart pour ces familles qui ont tout perdu en l’espace de quelques minutes.
Labé, Sadou Bela Barry pour avenirguinee.org



