Ce jeudi 23 avril 2026, dans le cadre d’une sortie de crise qui secoue le secteur de la pharmacie en Guinée depuis plusieurs semaines, une rencontre cruciale s’est tenue entre les pharmaciens et les représentants du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.
Conduite par le bureau national du Syndicat National des Pharmaciens de Guinée (SINAPHAG), sous l’autorité de Mme Kaité Sall, ministre de la Santé, cette réunion marque un tournant. À l’issue des échanges, le président du syndicat, Dr Thierno Oumar Barry, s’est exprimé sur une situation qui semble enfin trouver un dénouement favorable pour les professionnels du secteur, éprouvés par la fermeture surprise de nombreuses officines.
Dr Thierno Oumar Barry a tenu à saluer l’ouverture d’esprit de la tutelle : « Les lignes sont en train de bouger. Nous remercions Mme la ministre qui a bien voulu déléguer des cadres de haut niveau, notamment le Secrétaire Général du ministère, pour nous écouter et remonter nos préoccupations. À l’issue de cette rencontre, ces cadres transmettront fidèlement nos messages. »
Toutefois, le président du syndicat reste vigilant et pragmatique sur les attentes immédiates de ses confrères : « Pour le moment, nous demandons la réouverture des pharmacies fermées et la levée des suspensions visant les pharmaciens. Il faut réorienter cette lutte vers ceux qui ne sont pas des professionnels de santé. Fermer ces officines, présentes à Conakry comme à l’intérieur du pays, est un drame qui peut gravement compliquer l’accès aux médicaments dans certaines régions. »
S’adressant directement à ses confrères, Dr Barry a appelé à la sérénité et à la mobilisation : « Il faut faire confiance à Mme la ministre qui a une oreille attentive. C’est une première. Restons mobilisés. De notre côté, nous ne baisserons pas les bras et, au besoin, nous irons rencontrer directement Mme la ministre. »
En conclusion, le président du SINAPHAG a rappelé la dimension humaine et sociale de cette crise, tout en inscrivant sa résolution dans la vision du chef de l’État : « Mme la ministre est une mère de famille ; ces pharmaciens en détresse sont aussi des pères de famille avec des charges. Nous comptons sur elle pour régulariser cette situation dont elle a hérité, car certains dossiers traînent depuis 2022. Régulariser ce secteur, c’est aider le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, à faire de la santé un pilier essentiel de sa gouvernance. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org



