En prélude au lancement officiel de la campagne pour le double scrutin du 31 mai prochain, l’ONG « Club des Métis pour la Prévention des Conflits et le Maintien de la Paix » (CMP2) a animé une conférence de presse ce samedi 18 avril. L’objectif : annoncer une série d’activités de sensibilisation avant, pendant et après la campagne électorale. La rencontre s’est tenue à la Maison commune des journalistes, sise à la Minière.
Prenant la parole, Mohamed Konaté, président par intérim de l’ONG, a mis l’accent sur la responsabilité citoyenne de chacun durant cette période jugée sensible.
« Dans un contexte où les périodes électorales peuvent parfois être sources de tensions, il est de notre responsabilité collective, en tant qu’ONG patriote et citoyens de la République, d’agir en amont pour prévenir tout type de conflit, quelle que soit sa nature, et promouvoir le vivre-ensemble », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.
Poursuivant son intervention, il a précisé les ambitions de cette initiative : « À travers cette démarche, le CMP2 se donne pour objectif de sensibiliser les différentes couches sociales notamment les jeunes, les femmes et les responsables religieux sur le rôle que chaque citoyen doit jouer dans la prévention des conflits. Il s’agit de promouvoir le fair-play politique, d’encourager le respect des lois et des institutions républicaines, mais aussi d’inciter la population à une participation massive à ce double scrutin », a-t-il fait savoir.
Pour clore son allocution, le président par intérim a lancé un appel vibrant à toutes les composantes de la nation : « Nous sommes convaincus que des élections apaisées ne dépendent pas seulement des institutions, mais aussi de l’engagement de chaque fils et fille de ce beau pays. C’est pourquoi nous lançons un appel aux acteurs politiques pour privilégier le dialogue, aux jeunes et aux sages pour être des vecteurs de paix, et aux médias pour continuer à exercer avec professionnalisme. Le CMP2 reste engagé aux côtés de ses partenaires pour accompagner ce processus dans un climat de cohésion sociale », a-t-il conclu.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



