Sous l’égide de la Fédération Guinéenne de Handball (FEGUIHAND), l’équipe nationale féminine poursuit son stage de préparation à Conakry. En ligne de mire : les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations prévue du 2 au 12 décembre 2026 en Tunisie. Ce mercredi, le sélectionneur Thierry Vincent et sa capitaine ont fait le point sur l’état de forme du groupe.
Arrivé samedi dernier, le groupe composé de 23 joueuses travaille intensément. À l’issue de ce regroupement, seules 18 athlètes seront retenues pour la suite de l’aventure.
Pour le sélectionneur national, ce retour aux sources est essentiel pour l’acclimatation des joueuses évoluant à l’étranger.
« C’est toujours un plaisir de revenir en Guinée. Il est intéressant de retrouver les conditions des compétitions africaines. Aujourd’hui, être arbitrées par des officiels guinéens qui officient également à la CAN permet aux joueuses évoluant en Europe de se confronter à une réalité d’arbitrage différente », a expliqué Thierry Vincent.
Le coach ne cache pas ses ambitions pour le tournoi tunisien : « L’équipe se construit petit à petit avec beaucoup de qualité. Beaucoup de joueuses motivées nous ont rejoint. L’objectif est de franchir une étape supplémentaire en termes de résultats en Tunisie. Nous travaillons beaucoup sur la vidéo pour que les filles repartent avec un référentiel de jeu commun. La sélection sera rude, car nous devons passer de 23 à 18 joueuses, mais c’est une excellente chose pour la compétitivité. »
Concernant le réservoir local, le technicien note des motifs de satisfaction : « Nous avons des joueuses locales comme Mariame et Kadiatou. Il y a de la relève en Guinée, des profils intéressants. Ce qui leur manque, c’est la culture tactique faute d’un championnat régulier, mais certaines évoluent désormais en Europe. »
La capitaine du Syli Handball, Djeneba Touré, affiche une détermination sans faille. Pour elle, l’intégration des nouvelles recrues se passe pour le mieux.
« On sent que l’équipe évolue. Nous avons ajouté de nouvelles armes à notre jeu. Les nouvelles apprennent vite, ce qui est essentiel car nous n’avons pas de temps à perdre. Envie, travail et rigueur sont nos mots d’ordre », a-t-elle martelé.
Elle a également lancé un message clair à ses coéquipières pour la suite de la préparation : « J’attends qu’elles travaillent rigoureusement de leur côté pour qu’une fois dans la dernière ligne droite, chacune sache exactement quoi faire. Notre objectif ultime reste une qualification pour le Mondial. »
Ce stage à Conakry marque une étape cruciale avant le prochain grand rendez-vous de l’équipe prévu en septembre prochain.
Alsény Savané pour Avenirguinee.org 625 21 04 05



