Le procès de trois jeunes femmes poursuivies pour des faits d’homosexualité s’est tenu ce mardi 31 mars 2026 au Tribunal de première instance (TPI) de Kindia. À la barre, les prévenues ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, tout en exprimant leur regret et en sollicitant la clémence de la juridiction.
Cette affaire, qui remonte au 23 mars dernier, a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique en raison de sa sensibilité et de ses implications sur les mœurs. Les faits sont prévus et réprimés par l’article 274 du Code pénal guinéen.
Au cours des audiences, les accusées ont expliqué les circonstances ayant conduit à leur interpellation. Elles ont, à l’unisson, présenté leurs excuses et plaidé pour une seconde chance.
Dans sa réquisition, le procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a demandé au tribunal de les déclarer coupables et a requis une peine de dix mois d’emprisonnement assortie de sursis. Selon lui, cette sanction vise à leur permettre de se ressaisir tout en rappelant le caractère répréhensible de tels actes. Il a également évoqué la possibilité pour les prévenues de jouer, à l’avenir, un rôle de sensibilisation auprès des jeunes.
Pour sa part, le président du tribunal, Ousmane Sylla, a souligné la gravité des faits au regard de la loi. À l’issue des débats, les trois jeunes femmes ont été reconnues coupables et condamnées chacune à huit mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.
Kindia, Moussa Sylla pour avenirguinee.org



