Article sponsorisé. Pour la première fois depuis 2017, la Guinée manquera la Coupe d’Afrique des Nations. L’élimination du 19 novembre 2024 face à la Tanzanie (1-0) a provoqué une onde de choc à Conakry. Analyse d’une désillusion qui pose des questions sur les failles profondes de notre football.
Le scénario du dernier match à Dar es-Salaam restera gravé comme l’un des moments les plus cruels du football guinéen. Installés en deuxième position du groupe H avant le coup d’envoi, les Guinéens contrôlaient leur destin. Les donnaient même le Syli National favori. télécharger 1xbet aussi. Mais sur le terrain, l’équipe a progressivement reculé jusqu’à encaisser ce but fatal de Simon Msuva.
Un début de campagne lourd de conséquences
L’analyse révèle que les graines de l’échec ont été plantées dès les deux premières journées avec deux défaites consécutives. Malgré un sursaut de trois victoires, le handicap était trop lourd. Même le talent de Serhou Guirassy, deuxième meilleur buteur des qualifications (6 réalisations), n’a pu compenser ce retard initial.
L’absence d’infrastructures et les choix tactiques
L’impossibilité pour la Guinée de recevoir dans ses propres stades homologués a obligé l’équipe à disputer ses matchs « à domicile » à l’étranger, privant les joueurs du soutien de leur public. Par ailleurs, lors du match décisif, le manque de réactivité tactique face à la pression tanzanienne a été pointé du doigt par de nombreux observateurs locaux.
L’échec de la voie juridique
Après l’élimination, la Fédération Guinéenne de Football a tenté une plainte concernant le numéro de maillot d’un joueur tanzanien. Cette réclamation a été rejetée par la CAF en décembre 2024, puis par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) le 25 novembre 2025. La Guinée a ainsi perdu sur deux terrains : sportif et administratif.
Reconstruction sous Paulo Duarte
Le nouveau sélectionneur, Paulo Duarte, nommé en août 2025, doit désormais reconstruire sur ces ruines. Avec un effectif comprenant Guirassy, Bayo ou Naby Keïta, le potentiel est là. Le défi sera d’investir dans les infrastructures pour que le Syli National retrouve sa souveraineté et se prépare pour les éliminatoires du Mondial 2026.


