À l’occasion du 67e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, célébré ce jeudi 2 octobre, l’Alliance des Forces Patriotiques (AFP) a organisé une cérémonie dans son siège situé à Matoto. Une rencontre marquée par une ambiance conviviale, un banquet commémoratif, et des échanges entre hommes politiques, acteurs de la société civile et professionnels des médias.
Mais au-delà de la célébration, c’est un message fort que Cheick Traoré, responsable de la communication et porte-parole de l’AFP, a voulu transmettre : la reconnaissance des liens historiques profonds entre la Guinée et la France, malgré le passé colonial.
« Il y a exactement 67 ans, naissait le citoyen guinéen. Aujourd’hui, autour de nous, la majorité sont nés Guinéens, et non sujets français. Ce moment marque notre attachement à l’histoire, mais surtout notre responsabilité à en écrire la suite », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de transmettre la mémoire historique aux jeunes générations.
Mais son message va plus loin. Cheick Traoré rappelle que, malgré la rupture politique de 1958, le destin de la Guinée reste en partie lié à celui de la France : « La métropole fut d’abord notre beau-père, avant d’être notre belle-mère. Ce n’est pas la première fois qu’un président guinéen épouse une Française. Le père de la première dame Hadja André Touré était français. Au moment où ils naissaient, ce n’était plus possible de porter un nom français, c’est pourquoi elle a pris celui de sa mère, Kourouma. »
Pour lui, ces symboles montrent que l’histoire entre la Guinée et la France ne peut être effacée, et qu’il faut l’assumer avec maturité et respect : « Nous avons un destin lié avec la France. C’est dans le cadre du respect que nous devons assumer ce que nous avons de commun. Nos peuples, également, sont dans le même esprit. Ce sont les dirigeants, parfois, qui ont les divergences. »
La soirée s’est clôturée par une animation culturelle au rythme de la musique mandingue, dans une ambiance fraternelle.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



