Comme annoncé dès la matinée du lundi 28 juillet, les travailleurs de l’usine de Fria ont déclenché un mouvement de grève, paralysant toute la ville. Ces derniers réclament l’application du Code minier guinéen.
Après une première journée de mobilisation, les travailleurs ont décidé de suspendre toutes les activités dans l’usine jusqu’à nouvel ordre.
Face à cette situation tendue, plusieurs personnalités du pays sont attendues à Fria ce mardi pour tenter de désamorcer la crise. L’information a été confirmée ce matin par Mamadou Oury Diallo, secrétaire général du collège syndical de l’usine de Fria, lors d’une interview accordée à notre rédaction.
Selon lui : « Tout d’abord, c’est à cause de la convention collective mine et carrière, signée le 14 février 2025. Nos patrons ne veulent pas appliquer cette convention. Ils veulent faire voir que dans la société Rusal, il n’y a pas de société mère, et les soutiens qui sont là, qui font le double, eux aussi ne font pas partie de cette convention. Donc, ils ont envoyé une entreprise de prestation, dénommée SEINTA prestation. Ils veulent que la convention s’applique à eux seulement. Donc, ça a irrité les travailleurs, ils se sont mêlés pour contester. Donc, la manifestation d’aujourd’hui, c’est ça. »
En ce qui concerne la poursuite de la grève, le syndicat précise que le mouvement est temporairement suspendu, dans l’attente de l’arrivée de la délégation : « Non, la manifestation est suspendue d’abord parce qu’il y a eu l’intervention des autorités gouvernementales. Il y aura même aujourd’hui une délégation qui sera là pour les négociations. L’inspecteur général régional de Boké, la ministre de la Promotion des Mines Rise Pola Precemou et même peut-être le gouverneur ou le ministre des Mines seront à Fria pour les négociations. Donc, il n’y a pas de manifestation aujourd’hui, on attend d’abord la délégation. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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