Dans le cadre de la vulgarisation du projet de nouvelle Constitution remis au président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, en juin dernier, plusieurs actions sont engagées sur le terrain. Ce lundi 21 juillet 2025, la Direction Communale de l’Éducation (DCE) de Matam a réuni les responsables des établissements scolaires publics et privés de la commune pour leur présenter le contenu du texte et les inviter à en faire la promotion.
La rencontre, présidée par un représentant de l’Inspection régionale de l’éducation (IRE) de Conakry, s’est tenue en présence d’un grand nombre de cadres du secteur éducatif. Objectif : amener les enseignants de Matam à s’approprier le projet de Constitution afin de mieux le vulgariser dans leurs communautés respectives, dans la perspective du référendum prévu le 21 septembre prochain.
Prenant la parole, la Directrice Communale de l’Éducation, Mariame Condé, a précisé : « Ce matin, nous sommes réunis pour vulgariser le contenu de la nouvelle Constitution. Le travail est pédagogique. Il s’agit d’énumérer les points qui concernent notamment l’éducation et les femmes, parce que ‘vivent les femmes pour que vivent les hommes’. […] Nous aussi, nous faisons partie de la population électorale. Le 21 septembre, Inch’Allah, nous irons voter. Il est donc essentiel que nous soyons bien informés pour voter en toute connaissance de cause. »
Parlant du contenu du texte, elle a poursuivi : « La nouvelle Constitution comporte 199 articles répartis en trois grandes parties. La première parle de l’État et des libertés fondamentales. La deuxième traite de la souveraineté, et la troisième aborde les titres spécifiques, l’administration publique, les services de sécurité, etc. L’une des innovations est l’officialisation des langues nationales. Cela contribuera au développement du système éducatif. […] Autre nouveauté : l’introduction d’un Sénat, composé de sénateurs au mandat de six ans. »
Elle a également souligné l’importance de l’éducation dans le texte proposé : « La gratuité de l’école jusqu’à 16 ans est garantie. Le statut particulier des enseignants est mis en valeur. Voilà pourquoi nous devons dire oui. Car si cette Constitution est adoptée, notre pays pourra rivaliser avec d’autres nations. […] Allez de famille en famille, et expliquez la gratuité de l’éducation, la couverture sanitaire, la valeur de la vie humaine. »
En conclusion, elle a exprimé sa satisfaction : « C’est un sentiment de joie et de réconfort moral de voir la mobilisation des enseignants, leur engagement et leur détermination à vulgariser cette nouvelle Constitution. Nous sommes prêts à aller aux urnes et dire ‘oui’ le 21 septembre. »
Au nom des enseignants de Matam, Nouhou Diallo a pris la parole pour affirmer leur engagement :« Ce qu’on peut retenir, c’est que cette nouvelle Constitution est une avancée majeure pour notre pays. Elle contient 199 articles répartis en trois grandes parties. La première, par exemple, officialise les langues nationales, ce qui est une très grande avancée. Aucun pays ne s’est développé sans valoriser ses langues. […] L’article 21 garantit désormais une couverture sanitaire pour tous. L’éducation devient gratuite. »

La rencontre s’est terminée par la distribution de copies de la Constitution aux enseignants, en vue de leur mission de sensibilisation dans les quartiers de la commune.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
62269981



