C’est une véritable flambée des prix que connaissent actuellement les oignons sur les marchés guinéens, notamment à Conakry. Produit de première nécessité dans les foyers, son coût devient de plus en plus inaccessible. Ce vendredi 20 juin, notre rédaction s’est rendue au marché de Koloma, dans la commune de Gbessia, pour constater la situation sur le terrain.
Dans une boutique multifonction du marché, Mamadou Chérif Diallo, commerçant, se dit dépassé : « C’est très difficile aujourd’hui. Avant, on pouvait facilement se procurer un sac d’oignons. Il y en avait, c’était abordable. Maintenant, c’est devenu rare, et ça nous impacte tous : vendeurs comme acheteurs », déplore-t-il.
Il précise l’évolution des prix sur les dernières semaines : « À un moment, on achetait le sac à 200 000, 210 000, 220 000 GNF, puis c’est monté à 260 000. Aujourd’hui, on revend à 310 000 GNF. Même à ce prix-là, on peine à en trouver. Pour espérer un petit bénéfice, on le revend à 320 000. Les détaillants, eux, calculent au kilo et ajustent leurs prix en conséquence », explique-t-il.
Les oignons vendus sur le marché proviennent de différentes sources : certains sont importés du Mali (souvent de couleur rouge), d’autres sont cultivés localement, notamment à Nabaya. Ces derniers sont plus petits et moins chers, mais moins demandés que la variété importée.
Oumou Hawa Barry, une autre vendeuse rencontrée à Koloma, partage la même frustration : « J’ai entendu que le prix a augmenté, mais je n’ai pas encore acheté de nouveau stock. Celui que j’avais, je l’ai eu à 200 000 GNF. On m’a parlé de 330 000 GNF pour un nouveau sac. Un petit sac qui coûtait 210 000 est aujourd’hui à 250 000. Et pourtant, il ne fait même pas la moitié d’un grand sac », raconte-t-elle.
Cette hausse soudaine du prix de l’oignon s’ajoute à une série de difficultés qui affectent l’approvisionnement alimentaire en Guinée.
Sona Sylla, pour avenirguinee.org
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