À travers un arrêté diffusé mercredi dernier à la télévision nationale, le gouvernement guinéen, par l’intermédiaire du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a annoncé la prolongation de 20 jours du recensement biométrique. Le nouveau délai court jusqu’au 20 juin 2025.
Ce samedi 31 mai, lors de l’Assemblée générale de son parti, le président de l’Alliance pour le Renouveau et le Progrès (ARP), Mohamed Nabé, a renouvelé son appel pressant à l’endroit de ses militants pour qu’ils profitent de ce délai supplémentaire afin de se faire recenser.
« Le gouvernement a compris qu’il fallait donner plus de temps aux citoyens. Ce recensement n’est pas une affaire de régime, de chef d’État, de gouvernement ou de maire. On se recense pour soi-même, pour sa propre reconnaissance citoyenne. C’est un acte civique. Le recensement permet à l’État de mieux planifier le développement du pays », a martelé Mohamed Nabé devant ses militants.
Le président de l’ARP a insisté sur le caractère non politique du recensement, en soulignant son importance dans la gestion démographique et la planification des politiques publiques :« Comment développer un pays si on ne sait pas combien de femmes, de jeunes, de retraités ou d’analphabètes vivent dans chaque quartier ? À Kaporo, par exemple, il faut savoir combien sont lettrés, combien sont formés, combien sont vulnérables. Sans ces données, on ne peut rien programmer de sérieux. »
Il a également évoqué les impacts concrets du recensement sur l’accès aux droits :
« Si tu ne te fais pas recenser, tu ne pourras pas voter. Tu auras aussi des difficultés à obtenir des documents administratifs. Ce n’est pas une menace, c’est une réalité. »
La rencontre s’est conclue sur une note de satisfaction pour le président de l’ARP, qui s’est réjoui de la forte mobilisation de ses militants et de l’arrivée de nouveaux adhérents venus d’autres partis politiques.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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