Ce vendredi 25 avril 2025, le Conseil National de la Transition (CNT) a franchi une étape décisive dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel en Guinée. Lors d’une plénière réunissant 57 des 81 membres, la loi spéciale régissant l’organisation du référendum constitutionnel, prévu pour le 21 septembre 2025, a été adoptée. Cette législation est perçue comme un jalon essentiel vers la consolidation de la démocratie et la stabilité institutionnelle du pays.

En présence des représentants du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), des diplomates et des autorités administratives, le président du CNT, Dr. Dansa Kourouma, a salué cet acte législatif comme un moment historique. Il a qualifié cette loi de « véhicule juridique sûr et légitime » pour le retour à l’ordre constitutionnel. Dans un discours solennel, il a exprimé sa gratitude envers le Tout-Puissant pour avoir permis la tenue de cette session « en paix et en toute responsabilité ».
Le président du CNT a souligné la portée historique de cette loi, la qualifiant d’« acte fondateur » qui confère au processus constitutionnel un cadre juridique solide et adapté. Il a également salué la « démarche prudente et responsable » ayant conduit à la séparation entre le code électoral général et les dispositions spécifiques au référendum, évitant ainsi tout vide juridique ou conflit normatif.
Ce texte, fruit d’une concertation avec le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, s’inspire du droit comparé et de l’histoire électorale guinéenne. Il vise à garantir la transparence, l’efficacité et l’indépendance des organes chargés de superviser le scrutin.

L’adoption de cette loi n’est toutefois que le début d’un travail plus vaste : la sensibilisation des citoyens. Le président du CNT a insisté sur l’importance de garantir que chaque citoyen, chaque village, chaque quartier comprenne l’importance du texte constitutionnel et participe au référendum en toute connaissance de cause.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



