Le 5 septembre 2021, le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), dirigé par le Gl Mamadi Doumbouya, prenait le pouvoir à travers un coup d’État. Dès cette soirée historique, un jeune de Bonfi, Moriba Diakité, a lancé le tout premier mouvement de soutien au CNRD, baptisé Association des Jeunes Amis de Bonfi (AJAB), devenu plus tard Association des Jeunes Amis de Guinée (AJAG).
Trois ans après, notre rédaction a rencontré Moriba Diakité pour retracer son parcours et celui de son mouvement, devenu l’un des piliers du soutien populaire au président Mamadi Doumbouya. Entretien…
1-Bonjour Monsieur, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je suis Moriba Diakité, président de l’Association des Jeunes Amis de Guinée (AJAG). C’est moi qui ai lancé le premier mouvement de soutien au CNRD, le soir même du 5 septembre 2021.
2-Comment est née l’AJAG ?
Tout a commencé à Bonfi. Dès l’annonce de la prise du pouvoir par le Gl Mamadi Doumbouya, les jeunes du quartier, voyant l’implication d’Amara Camara dans l’événement, se sont mobilisés. Ce même jour, vers 17h, nous avions déjà fait imprimer des t-shirts à l’effigie du général. C’était une première pour Bonfi de voir un des siens dans une telle position.
Au départ, notre mouvement s’appelait AJAB (Association des Jeunes Amis de Bonfi). Dès le 6 septembre, nous avons organisé une première lecture du Saint Coran pour bénir la transition. Une semaine plus tard, nous avons réuni des imams de Bonfi pour prier pour la paix en Guinée et avons fait des sacrifices pour appuyer spirituellement le nouveau pouvoir.
Même si les autorités de transition avaient interdit les mouvements de soutien à ce moment, nous avons maintenu notre engagement en optant pour une association structurée. Finalement, pour élargir notre action au-delà de Bonfi, nous sommes devenus l’AJAG, qui regroupe aujourd’hui 59 antennes à travers la Basse Guinée.
3-Vous êtes aussi reconnu pour votre mobilisation lors des sorties du président. Parlez-nous de cela.
Effectivement, lors de chaque déplacement du général Mamadi Doumbouya, l’AJAG est en première ligne pour mobiliser les populations. Le ministre de la Sécurité lui-même, le général Bachir Diallo, a reconnu notre engagement auprès du ministre secrétaire général de la Présidence, Amara Camara.
En trois ans, nous avons formé des femmes de Bonfi à des activités génératrices de revenus, comme la saponification. L’AJAG est une organisation citoyenne, structurée, qui croit en la vision du président Mamadi Doumbouya.
4-Conakry se prépare pour une grande mobilisation en soutien aux acquis de la transition. Que prépare l’AJAG ?
L’AJAG est très satisfaite de voir que d’autres mouvements émergent aujourd’hui. Nous avons été les pionniers, et nous continuerons à montrer l’exemple. Le général Doumbouya est un homme d’action. Il a fait en trois ans ce que beaucoup n’ont pas pu faire en dix.
Les réformes dans les industries extractives, les infrastructures, la gouvernance… Tout bouge. Nous devons l’accompagner jusqu’à la présidentielle. Et pour cela, nous allons redoubler d’efforts sur le terrain, notamment en sensibilisant pour l’enrôlement des électeurs.
5-Justement, quel est votre message concernant le recensement biométrique ?
Mon message est clair : aimer un leader, c’est aussi poser des actes concrets. Il ne suffit pas de crier « Mamadi » dans les rues, il faut aller se faire enrôler, obtenir sa carte d’électeur, et voter le jour J. Une seule voix peut faire la différence.
Le président a facilité l’obtention de la carte biométrique, c’est gratuit aujourd’hui, alors qu’avant il fallait payer. C’est une avancée majeure. L’AJAG a commencé la sensibilisation à travers ses antennes. Nous devons viser un score de 90 % pour montrer notre soutien réel à celui que nous considérons comme le choix du peuple.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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