La décision de grâce accordée au capitaine Moussa Dadis Camara est vivement contestée par des défenseurs des droits de l’homme. Condamné à 20 ans de prison, l’ex président de la transition en 2009 n’a pas purgé sa peine, pourtant libéré par le Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya. La décision, éminemment politique, n’est pas du goût de plusieurs organisations. Parmi elles figure le Bureau des droits de l’homme de L’ONU qui demande son annulation.
Ci-dessous, la déclaration parvenue à avenirguinee
👉🏿Genève – La décision d’accorder une grâce présidentielle à l’ancien président guinéen Moussa Dadis Camara, condamné à 20 ans de prison en lien avec le massacre du stade en 2009, soulève de graves préoccupations quant au respect, par les autorités de transition, du droit à un procès équitable et de l’état de droit, et méconnaît le droit des victimes à des recours effectifs. Cette décision devrait être annulée.
👉🏿Cette grâce sape les procédures judiciaires nationales et contrevient aux principes internationaux des droits de l’homme, qui insistent sur le droit des victimes à des recours effectifs ainsi que sur l’obligation des États à protéger et garantir les droits humains et de lutter contre l’impunité.
👉🏿M. Camara a été condamné l’année dernière pour crimes contre l’humanité en raison du massacre perpétré par les forces de sécurité guinéennes, qui avaient tué plus de 150 personnes lors d’un rassemblement de l’opposition dans un stade de la capitale, Conakry, en septembre 2009.
Avenirguinee.org



