Ce mardi 11 mars, alors qu’il jouait avec une arme de fabrication locale, un élève de 12ème a ouvert le feu sur ses camarades à l’école Sainte-Marie de Nongo. L’incident a fait deux blessés, dont un dans un état grave, et a attiré l’attention du ministère de l’Éducation nationale, qui a immédiatement pris des mesures.
Le porte-parole du ministère, Mohamed Anssa Diawara, s’est exprimé ce matin dans les Grosses Têtes de Tropical FM avec regret. « C’est avec regret que je parle ce matin de l’incident survenu à l’école Sainte-Marie de Nongo », a-t-il déclaré d’emblée.
Selon lui, « dès que le ministre Jean-Paul Cédy a été informé, il a aussitôt dépêché l’inspecteur régional, M. Barry, pour prendre toutes les dispositions nécessaires, ce qui a été fait. L’inspecteur s’y est rendu et les deux enfants ont été conduits au poste de santé Flamboyant de Petit-Simbaya », a-t-il ajouté.
À la suite de l’incident, l’auteur présumé a été immédiatement confié au commissariat central de Ratoma pour les besoins de l’enquête.
« Par la suite, le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires en accompagnant le département pour faire hospitaliser les victimes au CHU Donka. Les enfants sont désormais hors de danger », a précisé M. Diawara.
Suite à l’enquête, il a été constaté que l’enfant avait pris l’arme de son père et s’était mis à jouer avec ses amis à l’école, ce qui a provoqué cet incident malheureux dans l’enceinte scolaire. « Ce n’était pas un incident intentionnel. Il jouait avec l’arme, comme l’enfant qui a tragiquement tué son père à Mamou en jouant avec son arme », a expliqué le porte-parole.
Concernant les sanctions éventuelles contre l’élève ou l’établissement scolaire, Anssa Diawara a souligné que, dans ce genre de situation, aucune décision n’est prise à la hâte. Selon lui, « dans les jours à venir, le département prendra des mesures fermes pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. »
« On ne prend pas des décisions à la hâte contre l’école. Les mesures seront prises dans les jours à venir. Il n’y a pas de laisser-aller dans les écoles. Nous ne pouvons pas non plus suivre les enfants dans les rues ou dans les maisons. C’est pourquoi j’ai dit que le ministre a lancé l’invitation aux parents de veiller sur eux. L’arme retrouvée avec lui n’appartient pas à un directeur, encore moins à un enseignant. Ce sont des choses qui peuvent arriver, comme je vous l’ai cité, l’incident de Mamou », a-t-il conclu.
Décryptage : Sonna Sylla pour avenirguinee.org



