Les tirs résonnent encore mardi dans certains quartiers de Goma, dans l’est de la RDC livrée aux combats entre forces armées congolaises et le M23 allié à des troupes rwandaises, tandis que dans la capitale Kinshasa des manifestants ont attaqué plusieurs ambassades, dont celles du Rwanda.
Le M23 et les soldats rwandais sont entrés dimanche soir dans la cité de plus d’un million d’habitants et presque autant de déplacés, au terme d’une progression éclair de quelques semaines, lancée après l’échec mi-décembre d’une médiation RDC-Rwanda sous l’égide de l’Angola.
Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, mardi sur X. Dans l’est de la RDC, riche en ressources naturelles, les conflits et les rébellions s’enchaînent depuis plus de trente ans.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pour sa part alerté sur les risques de dissémination de virus, dont Ebola, à partir d’un laboratoire à Goma. Le président Félix Tshisekedi, qui ne s’est encore pas exprimé depuis le début de la crise, devrait s’adresser à la nation dans la journée. Le gouvernement congolais a assuré lundi vouloir « éviter le carnage », selon son porte-parole Patrick Muyaya.
Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine tiendra pour sa part à la mi-journée une « session d’urgence » sur cette crise. L’avancée rapide du M23 vers Goma, doublée d’une escalade diplomatique entre la RDC et le Rwanda, ont par ailleurs abouti à la convocation par Nairobi d’une rencontre, mercredi, entre le président de la RDC Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame.
La présidence sud-africaine a écrit sur X lundi en fin de journée que Cyril Ramaphosa et son homologue rwandais Paul Kagame avaient discuté de « l’escalade des combats qui ont entraîné la mort de soldats de la paix ». »Les deux chefs d’Etat ont convenu de la nécessité urgente d’un cessez-le-feu et de la reprise des pourparlers de paix par toutes les parties au conflit », a indiqué la présidence.
Au moins 17 personnes ont été tuées et 367 blessées dans ces combats au cours des deux derniers jours, selon les bilans en date de lundi de plusieurs hôpitaux de la ville. Goma avait été brièvement occupée fin 2012 par le M23, né cette année-là et vaincu militairement l’année suivante.
Avenirguinee.org avec Voafrique



