Dans une récente sortie médiatique ce mardi 14 janvier, Edouard Zotomou Kpoghomou, responsable au sein de l’ANAD (Alliance nationale pour l’alternance démocratique), a évoqué la question du Conseil national de la transition (CNT) et de la possible démission de ses représentants. Selon lui, la fin de la période de validité du CNT rend inévitable un retrait de ses membres issus de l’ANAD.
L’ANAD, dirigée par Cellou Dalein Diallo, a toujours revendiqué la fin de la transition en Guinée et un retour à un ordre constitutionnel normal. Pour Kpoghomou, l’action de Me Traoré, qui a récemment décidé de quitter le CNT, est un acte « salutaire » et « citoyen ». Il précise que le CNT a été initialement instauré pour une période de 36 mois, et que ce délai est désormais expiré. Ainsi, rester dans cet organe au-delà de la période définie constitue, selon lui, une contradiction avec les principes de l’ANAD.
« Vous ne pouvez pas dire que vous ne reconnaissez pas l’autorité d’une gouvernance et continuer à soutenir ses institutions en y participant », a-t-il souligné à nos confrères de Guinée7. Pour lui, il est impératif que tous les représentants de l’ANAD et des forces vives qui siègent au CNT suivent l’exemple de Me Traoré et quittent cette institution, afin de ne pas compromettre la légitimité de leur position politique.
Kpoghomou a insisté sur le fait que cette démarche n’est pas seulement un principe politique, mais également une exigence de cohérence avec les valeurs portées par l’ANAD, qui lutte pour un retour rapide à un régime démocratique en Guinée. « C’est la seule façon de concrétiser la position que nous avons prise par rapport à la fin de la transition », a-t-il conclu, appelant à un soutien accru à cette initiative de désengagement.
Mohamed Cissé pour avenirguinee.org



