Dans le but de faciliter leur intégration à la fonction publique, à l’instar de leurs camarades, après avoir effectué plusieurs démarches auprès des autorités compétentes sans obtenir de réponse favorable concernant leur situation, le Collectif des Enseignants Contractuels Communaux Non Retenus de Guinée (CECCNRG) a officiellement adhéré, ce lundi 30 décembre 2024, à la structure syndicale dénommée Fédération Syndicale des Professionnels de l’Éducation (FSPE).
Cette adhésion a eu lieu lors d’une rencontre réunissant les représentants du collectif des différentes régions, préfectures et sous-préfectures du pays, à la Bourse du Travail.
Lors de son intervention devant les représentants du collectif, le porte-parole du collectif, Elhdj Mamadou Diaka Sow, est revenu sur les démarches effectuées.
« Nous sommes des Enseignants Contractuels Communaux Non Retenus de Guinée qui avons été omis de la liste des admis depuis le 8 août 2024, par le ministère en charge du processus de recrutement. Dès le lendemain, nous nous sommes constitués en collectif pour défendre notre cause, car personne n’avait accepté de prendre notre parole. C’est ainsi, dans cette dynamique, que nous avons installé des représentants de notre structure dans toutes les préfectures de la Guinée. Nous avons commencé par solliciter l’aide des autorités religieuses, mais leurs démarches ont été vaines.
Pour creuser davantage notre dossier, nous avons adressé des lettres d’audience et de plaidoirie aux autorités à tous les niveaux, notamment au MEPU-A, au MTFP, au CNDS, au ministère du Budget, au CNT, au Haut Commandement de la Gendarmerie et à la Présidence de la République. C’est à la suite de cela que nous avons organisé plusieurs sorties de réclamation et de plaidoirie, notamment à la Présidence et récemment au ministère de la Fonction publique », a-t-il rappelé.
Poursuivant, il a souligné : « Ce jour, 30 décembre 2024, notre Collectif des Enseignants Contractuels Communaux Non Retenus de Guinée (CECCNRG) adhère solennellement à vos idéaux et nous nous affilions entièrement à votre structure syndicale, qui devient désormais la maison de tous les enseignants contractuels non retenus. Monsieur le secrétaire général de la structure, nous venons vers vous pour que vous nous aidiez à faciliter et à concrétiser l’engagement à la Fonction publique de tous les quatre mille (4 000) Enseignants Contractuels Non Retenus et à automatiser leur prise en charge. Nous sommes convaincus qu’une structure syndicale solide et efficace comme la Fédération Syndicale des Professionnels de l’Éducation (FSPE), avec ses bases dans tout le pays, nous guidera vers une issue favorable dans cette noble lutte. Nous sommes rassurés qu’avec votre aide, nous trouverons rapidement une solution pour l’engagement et la prise en charge de nos membres. »
Enfin, il a profité de l’occasion pour lancer un appel à toutes les personnes de bonne volonté et soucieuses de l’avancement de l’éducation en Guinée. « Nous sollicitons humblement l’aide du père de la Nation, le Général de Corps d’Armée Mamadi Doumbouya, pour soutenir cette couche sensible de la jeunesse guinéenne. Nous invitons également tous les départements concernés par notre dossier à faciliter la finalisation de notre engagement et la prise en charge effective. »
Très satisfait et engagé à les aider, le Secrétaire Général de la FSPE, Camarade Salif Camara, a pris des engagements pour accompagner ces jeunes qui ont tant souffert. « L’arrivée de ces contractuels non retenus est une joie pour nous, car la famille syndicale devient de plus en plus grande. Nous avons un seul objectif : défendre ces travailleurs contractuels qui ont œuvré pendant de nombreuses années. Bien sûr, ma Fédération était présente lors de la signature du protocole d’accord, mais après des investigations sur le terrain, nous nous rendons compte que certains contractuels sont dans les normes, tandis que d’autres ont été omis par manque de budget. Nous comprenons cette situation, mais en tant que syndicalistes, nous irons vers le gouvernement pour faire des investigations sur le budget national, les recettes et les dépenses, et nous étudierons les différents projets en cours sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya, qui œuvre pour l’émancipation de la jeunesse. »
Pour les rassurer, il s’est engagé à les accompagner, en lançant un appel au président de la transition. « Je m’adresse spécialement au Président de la République. Il est jeune et nous pensons qu’il est dans l’esprit des jeunes, tout comme nous les jeunes, nous sommes dans son esprit. Aujourd’hui, ce sont les contractuels qui se sont sacrifiés pour leur nation et pour la cause des enfants de notre pays. Ils méritent également un regard de la part de notre Président de la République, le Général du corps d’armées. Je suis convaincu qu’ensemble, avec eux, nous trouverons des solutions adéquates, tant sur le terrain que sur le plan budgétaire, auprès du gouvernement, pour engager ces jeunes. Certains ont travaillé pendant 15 ans, d’autres pendant 10 ans, et bien que certains aient été admis, ils n’ont pas été retenus. Il y a des problèmes à ce niveau. Nous allons œuvrer activement pour leur engagement, car personne ne peut parler d’une nation émergente si l’éducation n’est pas une priorité. Ce n’est tout simplement pas possible. Nous interpellons également les autorités pour que leurs primes soient payées. Ils sont les bienvenus dans notre maison, et nous resterons unis pour résoudre leur situation. Je remercie les contractuels et je les rassure que, par la grâce de Dieu, nous trouverons une grande porte de sortie pour eux », a-t-il rassuré le syndicaliste.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



