L’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Kaloum a été le sujet central de l’assemblée générale ordinaire du RPG-ARC-EN-CIEL ce samedi 30 décembre.
Selon l’ancien parti au pouvoir, le démarrage des travaux de délocalisation du principal dépôt d’hydrocarbures du pays à Kaloum, initialement prévu pour novembre 2021 sous l’administration d’Alpha Condé, a été sérieusement perturbé par le coup d’État de septembre 2021.
Lansana Komara, ancien ministre, a soulevé des questions sur le destin de ces projets cruciaux qui auraient pu prévenir de telles tragédies.
Il a rappelé que la délocalisation du dépôt d’hydrocarbures visait à réduire les risques pour le port et le quartier des affaires de Kaloum. En 2018, le président Alpha Condé avait initié la création d’un ministère dédié à ce déplacement. Des études avaient été lancées, et le site de Moribayah dans la préfecture de Forécariah avait été choisi. Cependant, le coup d’État aurait entravé la réalisation de ce projet, avec des conséquences dramatiques.
Le projet comprenait un port en eau profonde, un chemin de fer pour le projet minier de SIMANDOU, et une raffinerie avec une capacité initiale projetée de 100 000 tonnes de gasoil et 50 000 tonnes d’essence. Le coût du projet était estimé à 180 millions d’euros en avant-projet sommaire, pouvant évoluer après les études détaillées. Le financement était envisagé via un Partenariat Public-Privé (PPP) avec la Société Guinéenne des Pétroles comme entité porteuse.
L’ancien ministre a également souligné le risque d’explosion identifié lors de l’étude d’impact environnemental. D’autres projets de raffinerie, dont celui de Kamsar financé à hauteur de 430 millions USD, étaient également prévus.
Le dernier bilan établi par les autorités de la transition fait état de 24 morts, une centaine de blessés, des disparus, et des destructions massives de biens publics et privés.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



