À Conakry, le destin de Fatoumata Sylla, jeune étudiante en 3e année à l’ENSAC, a basculé. Rongée par une forme sévère de drépanocytose et affaiblie par le décès récent de sa mère, elle doit aujourd’hui réunir 70 millions de francs guinéens pour une opération des hanches. Sans cette intervention, elle risque de perdre définitivement l’usage de ses jambes.
Touchée par son calvaire, notre rédaction avenirguinee s’est rendue à son domicile ce dimanche 15 mars 2026. C’est une jeune fille s’appuyant avec peine sur deux cannes, les traits marqués par la douleur et les larmes aux yeux, qui nous a accueillis.

Fatoumata souffre de cette maladie depuis sa tendre enfance, mais le diagnostic précis n’est tombé que tardivement. « Ça a commencé par de petites douleurs au bras. Nous ignorions ce que c’était réellement. C’est à mon entrée au collège que je suis tombée gravement malade. Hospitalisée à Donka pour une forte anémie, j’ai commencé à ressentir des douleurs intenses aux pieds au point de ne plus pouvoir marcher », confie-t-elle.
Pendant longtemps, sa famille a cru à un rhumatisme inflammatoire. « On me donnait des produits et la douleur passait temporairement. Mais récemment, des examens approfondis ont révélé une drépanocytose de type SS. Le médecin m’a annoncé que la maladie avait rongé mes os et qu’une opération était indispensable. »
Aujourd’hui, le coût de l’intervention s’élève à 70 000 000 GNF, une somme colossale pour cette famille déjà éprouvée. Orpheline de mère et avec un père sans emploi, Fatoumata ne cache plus son désespoir.
« Je n’ai plus aucun espoir maintenant. Je lance un appel au Président de la République, à la Première Dame et à toutes les personnes de bonne volonté. Aidez-moi à sortir de cette douleur intense. Je ne dors plus, ni la nuit ni la journée. Je souffre énormément », implore-t-elle en pleurs.
Sona Sylla et Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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