Le Journée internationale des droits des femmes n’est pas une journée de fleurs, ni de discours vides.
C’est une journée de mémoire, de lutte et de vérité.
Le 8 mars nous rappelle que les droits des femmes n’ont jamais été offerts. Ils ont été arrachés par des femmes courageuses qui ont refusé le silence, l’injustice et l’invisibilité. Des femmes qui ont marché, parlé, résisté pour que les générations d’aujourd’hui puissent rêver d’un monde plus juste.
Mais soyons honnêtes : la lutte est loin d’être terminée.
Aujourd’hui encore, des femmes sont battues dans leurs foyers. Des filles abandonnent l’école trop tôt. Des femmes sont réduites au silence lorsqu’elles dénoncent les violences ou les discriminations. Trop souvent, leurs douleurs sont minimisées, leurs droits ignorés et leurs voix étouffées.
En Guinée, comme ailleurs, le féminisme n’est pas un luxe. C’est une nécessité.
Être féministe, ce n’est pas haïr les hommes. C’est refuser l’injustice. C’est refuser qu’une femme soit moins respectée, moins protégée ou moins écoutée simplement parce qu’elle est une femme.
Le féminisme, c’est défendre la dignité.
C’est protéger les filles.
C’est briser les tabous.
C’est dire non aux violences, non aux discriminations, non au silence.
C’est aussi porter des combats essentiels comme l’accès à l’éducation, la santé reproductive, et la dignité menstruelle — des réalités qui affectent profondément la vie des femmes et des jeunes filles.
Le 8 mars doit être un rappel puissant :
tant qu’une seule femme vivra dans la peur, tant qu’une seule fille sera privée de ses droits, la lutte continuera.
Parce qu’une société qui respecte les femmes est une société qui se respecte elle-même.
Le combat pour les droits des femmes n’est pas une tendance.
C’est une révolution silencieuse… qui ne s’arrêtera pas.
Batrou Cissoko, activiste.



