A la suite de la fixation de la date des élections législatives et communales au mois de Mai prochain, la température politique monte d’un cran à la commune de Matam. Ce jeudi 26 février, la elle a vibré au rythme d’une mobilisation spontanée d’envergure : jeunes et femmes sont descendus dans la rue pour réclamer la continuité sous l’égide de Badra Koné.
Dès les premières lueurs du jour, le carrefour Constantin point de passage stratégique vers le poumon économique de Madina a été pris d’assaut. Loin d’être une simple marche, ce rassemblement s’est transformé en un véritable plébiscite pour l’actuel président de la délégation spéciale de Matam. Pancartes en main et slogans scandés à l’unisson, les manifestants ont affiché une détermination sans faille.
Pour les soutiens de Badra Koné, l’heure n’est plus aux promesses, mais au constat des faits. Les interventions qui se sont succédé au cours de la matinée ont mis en avant les réalisations concrètes de l’autorité communale :
• Assainissement urbain : Une transformation visible des artères de la commune.
• Modernisation administrative : Une gestion plus proche et plus efficace des usagers.
• Projets structurants : Des chantiers qui redessinent l’avenir de Matam.
« C’est une question de confiance », martèle une commerçante présente sur les lieux. « Nous voyons le changement chaque jour. Nous ne voulons pas repartir à zéro, nous voulons consolider ce qui a été commencé. »
Si la campagne électorale n’est pas encore officiellement ouverte, Matam vient de lancer les hostilités de la plus claire des manières. Cette mobilisation « organique » de la jeunesse et des femmes montre que la bataille pour les municipalités se jouera sur la capacité des leaders à prouver leur utilité directe auprès des populations.
À Matam, le message est passé : la rue a déjà choisi son camp. Reste à savoir si cette déferlante populaire se traduira avec la même intensité dans les urnes lors du prochain scrutin.

Une chose est certaine, le « jeune leader » Badra Koné dispose d’un socle électoral qui semble prêt à en découdre pour défendre son bilan.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



