Le paysage syndical guinéen traverse une zone de turbulences. Depuis le 4 février dernier, l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), dirigée par Abdoulaye Camara, s’est officiellement retirée de la coordination nationale du Mouvement Syndical Guinéen (MSG). Ce lundi 16 février 2026, la CNTG a réagi à cette décision, qualifiant les accusations de l’USTG de « simples balivernes ».
Le bureau exécutif national de l’USTG justifie ce retrait par une prétendue « caporalisation » de la coordination, pointant du doigt la gestion d’Amadou Diallo. Une décision prise à l’issue d’une réunion élargie aux fédérations le 28 janvier dernier.
Interrogé par notre rédaction ce lundi, El Hadj Mamadou Saliou Diallo, porte-parole de la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée), a balayé d’un revers de main ces critiques.
Selon le porte-parole, le mouvement syndical a analysé en détail la correspondance de retrait de l’USTG : « Toutes les critiques formulées dans cette lettre ont été analysées point par point. Nous avons compris qu’il ne s’agit que de simples chefs d’accusation sans fondement. C’est le principe du « qui veut noyer son chien l’accuse de rage ». Les accusations portées contre le coordinateur général et la CNTG ne sont que des balivernes et une tentative de salir des responsables. C’est un faux débat… Les auteurs de cet acte auraient dû faire preuve de plus de retenue », a-t-il martelé.
Face aux interrogations sur une éventuelle fragilisation du mouvement syndical, El Hadj Mamadou Saliou Diallo se veut rassurant et met en avant la solidité de son institution :
« Cela n’a absolument aucun impact sur le fonctionnement de la CNTG. Notre exécutif est structuré en neuf départements avec une organisation unique en Guinée. Nous avons l’expérience de ces mouvements. Depuis l’avènement du pluralisme syndical en 1984-1985, nous avons vu des syndicats partir et d’autres s’affilier. La haine et la jalousie ne mènent nulle part ; il faudrait plutôt servir aux citoyens les vrais motifs de ces départs », a-t-il conclu.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



