Au rond-point de Cosa, des étalagistes à la recherche d’un gagne-pain quotidien risquent chaque jour leur vie. La station-service, anarchiquement occupée et transformée en hangar, sert désormais de lieu de vente pour plusieurs marchands venus écouler leurs produits, malgré les récents dégâts causés par un incendie dans une autre station voisine.
Lundi 13 octobre dernier, la rédaction d’avenirguinee est allée à la rencontre de ces commerçants pour mieux comprendre leur situation.
Assis sous un boubou en tunique à la station de Cosa, Alhassane Kalo, élève en 11e année, a remplacé sa mère dans la vente. Pour lui, le danger n’est pas une préoccupation majeure. « En toute franchise, je n’ai pas peur d’être ici. D’ailleurs, je n’y pense même pas. L’incendie s’est déjà produit une fois, ils vont sûrement prendre des mesures pour que cela ne se reproduise plus », a-t-il confié.
Une autre marchande rencontrée sur place, qui a préféré garder l’anonymat, partage une vision fataliste de la situation.« Moi, je n’ai aucun souci par rapport à cela. L’homme peut bien courir, mais il ne fuit pas son créateur. Donc, nous restons là et implorons juste que Dieu nous protège. Nous sommes ici pour subvenir aux besoins de la famille, sinon on ne serait pas là », a-t-elle expliqué.
Plusieurs stations-service à Conakry connaissent aujourd’hui la même occupation anarchique, laissant parfois les marchés intérieurs vides, pendant que ces étalagistes continuent d’exposer leur vie au danger.
Sona Sylla pour Avenirguinee



